RCA: visite en France pour le président élu Touadéra avant son investiture

Faustin-Archange Touadéra, à la sortie de son bureau de vote, au second tour de la présidentielle, avant son élection à la tête de la République centrafricaine, le 14 février 2016.
© ISSOUF SANOGO / AFP

François Hollande ne se rendra pas à l'investiture de Faustin-Archange Touadéra à Bangui le 30 mars. La délégation française sera conduite par le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera également du voyage. En attendant sa prise de fonction, le président élu, lui, multiplie les voyages. Après une tournée dans les pays de la région partenaires de la Centrafrique, il est à Paris depuis mercredi 9 mars. Un voyage privé avec également des rencontres officielles.

L'agenda de ce vendredi 11 mars était bien chargé pour Faustin-Archange Touadéra. Elysée, Quai d'Orsay, secrétariat d'Etat au développement et AFD (Agence française de développement). Mais les rencontres ont démarré dès sa descente de l'avion mercredi par un tête-à-tête avec Jean-Yves Le Drian.

Il faut dire que dans une Centrafrique qui s'impatiente de voir enclencher un véritable programme de désarmement des milices, le désengagement des quelque 900 militaires français de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année représente un enjeu important. Le ministre de la Défense devrait d'ailleurs accompagner le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault à l'investiture du nouveau président le 30 mars à Bangui.

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« Faustin-Archange Touadéra réfléchit, c'est un taiseux, commente un diplomate. Mais il est clair sur ses objectifs et ses priorités concernant la paix et le désarmement tout comme sur le développement et la reconstruction ». Le président élu ne le cache pas. Il est conscient de la dépendance de la Centrafrique à l'aide internationale, particulièrement dans cette période de grands chantiers politiques. C'est d'ailleurs l'une des raisons de ses nombreux déplacements depuis quelques semaines.

Pas de changement de cap, assure-t-on à Paris, la France continuera d'appuyer la RCA sur le plan budgétaire et financier « et la France continuera d'être le relai des préoccupations de la Centrafrique sur la scène internationale », précise-t-on à l'Elysée, où le professeur Touadéra a achevé sa tournée parisienne par un entretien avec Hélène Le Gall, conseillère Afrique de François Hollande.