Côte d'Ivoire: bilan positif pour le Masa malgré des couacs

Les membres des hommes panthères de Liabo, un groupe de danse traditionnelle ivoirienne, dans une rue au cours du Masa à Abidjan, le 11 mars 2016.
© REUTERS/Luc Gnago

En Côte d'Ivoire, le rideau est tombé ce samedi 12 mars sur le Marché des arts du spectacle africain (Masa), après une semaine de spectacles. Rendez-vous culturel majeur sur le continent marqué par la décennie de crise ivoirienne, le Masa a cherché a retrouvé toute son aura. Pour les organisateurs, le bilan de cette neuvième édition est positif, malgré les couacs qui l'ont émaillée.

En une semaine, plus de 500 artistes ont défilé sur les multiples scènes du Masa. Selon un premier bilan des organisateurs, 3 000 spectateurs ont assisté aux représentations de danse, de théâtre, de conte, venus de tout le continent.

Un succès dont a parfois été victime cette édition du Masa. En cause : retards quasi systématiques, grèves des techniciens ou encore problèmes logistiques, les couacs ont été nombreux. « Il y a eu des couacs. Mais l’organisation est un peu trop grande. Je ne vais pas aussi me plaindre des moyens qui ne sont pas venus à temps. Si ce n’était pas le spectacle, on aurait dit, on reporte. Chacun sait où est sa responsabilité. Nous, techniquement, nous avons fait tout ce qu’il fallait faire », a reconnu Zié Coulibaly, l'un des responsables de la manifestation.

« Sous les feux des projecteurs »

Les organisateurs sont tout de même satisfaits à la fermeture de cette édition. Leur objectif cette année : mettre en valeur des arts souvent confidentiels. « Le conte, l’humour, l’amour, tous les spectacles programmés dans tous les lieux se sont bien passés. Notre objectif aujourd’hui, c’est aussi de montrer des disciplines qui n’étaient pas sous les feux des projecteurs. C’est bien le cas de le dire. C’est une des plus belles réussites de ce Masa 2016 », a commenté l’un des organisateurs.

Impossible pour l'instant de savoir combien de contrats ont été signés lors de cette semaine de rencontres entre artistes et producteurs. Mais le Masa espère être un rendez-vous incontournable pour ces acteurs culturels.