Niger: Hama Amadou a-t-il des chances d'obtenir une liberté provisoire?

Des jeunes supporters de Hama Amadou lors d'un rassemblement, le 18 février 2016.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Pour la troisième fois consécutive, Hama Amadou se soumet à ses juges pour demander une liberté provisoire. A-t-il des chances de convaincre les juges de la Cour d'appel de Niamey à une semaine du second tour de l'élection présidentielle ? Deux cas de figure s'offrent à lui.

C’est en principe ce lundi 14 mars que la nouvelle demande de mise en liberté provisoire de Hama Amadou sera examinée par la Cour d’appel de Niamey. Rejetée à deux reprises par cette dernière et la Cour de cassation en janvier 2016, cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Selon plusieurs juristes, deux cas de figure au moins pourraient se présenter au juge d’appel.

Dans le premier cas, si le dossier est retenu, la demande de mise en liberté sera débattue. Le juge pourra soit statuer sur le champ, c’est-à-dire répondre favorablement à la requête de Hama Amadou, qui pourra ainsi sortir de prison avant le deuxième tour des élections, où alors mettre l’affaire en délibéré et prendre ainsi un temps de réflexion.

Dans le second cas de figure, si le dossier n’a pas été retenu, il le renvoie alors à une date ultérieure pour une mise à l’état ou complément d’information. Mais la grande complexité de cette affaire Hama Amadou, explique un juge à la retraite, « c’est son mandat d’arrêt », ce qui fait dire à l’ancien magistrat le sort de l'opposant est aujourd’hui entre les mains de ces juges de la Cour d’appel et la Cour de cassation qui rendra, elle, le 23 mars prochain, son délibéré sur la compétence ou non des juridictions nigériennes pour juger cette affaire dite de « trafic de bébés nigérians ».