#Prayforbassam, quand les réseaux sociaux s'adressent aux Ivoiriens

#prayforbassam, prions pour Bassam !
© ©Tatou Dembele

L'attaque de Grand Bassam en Côte d'Ivoire est au coeur des réactions, des commentaires, des discussions sur les réseaux sociaux depuis dimanche 13 mars. De nombreux messages de solidarité mais aussi d'indignations ont circulé. Chacun exprime son sentiment après ce nouvel attentat jihadiste qui frappe l'Afrique de l'Ouest.

Via Twitter, les messages de solidarité aflluent très vite le dimanche 13 mars, après l'annonce de l'attaque à Grand Bassam. Beaucoup de ces messages appellent à ne pas céder à la psychose !

Camara, elle, demande à la twittosphère de poster ses meilleurs souvenirs de Bassam et elle joint le geste à la parole avec une photo sur laquelle on la voit tout sourire, allongée dans un hamac sur la plage. 

Le mot de ralliement sur les réseaux sociaux : c'est « Yako »,  un mot pour exprimer sa compassion, exprimer ses condoléances. On pourrait le traduire par «ça va aller, courage, tiens bon ! »

D'autres messages de ralliement sur Twitter, le hasthag #Memepaspeur ou encore #prayforbassam (prions pour Bassam) ou encore : #JesuisBassam, comme après l'attaque contre Charlie Hebdo et le «Je suis Charlie» qui avait envahit la toile.

#Memepaspeur, peut-être, mais beaucoup exprime tout de même leur inquiétude. «Aujourd'hui même la plage nous est interdite. Est-ce ce monde qu'on compte laisser à nos enfants ?», «Le terrorisme en Afrique de l'ouest commence à prendre une proportion inquiétante, plus aucun pays n'est a l'abri», s'alarme de son côté Colon.

La RTI, moquée sur les réseaux sociaux

D'autres internautes critiquent le manque de réaction de la radio télévision nationale. La RTI a en effet continué à diffuser un match de football alors que d'autres chaînes d'information avaient interrompu leurs programmes pour informer sur l'attentat. RTI comme « Ratez Totalement l'Info », raille un internaute. Certains demandent aussi une libéralisation du secteur audiovisuel...

Des critiques aussi sur la distinction opérée par certains médias entre les victimes de couleur blanches et celles de couleur noires. « Hallucinant !», s'exclame Hamdi. « Le racisme plus que décomplexé ! », renchérit Paul.

Les chanteurs appelés en renfort

Certaines chansons inspirent les internautes. Des titres de circonstances ressortent, comme l'indémodable Imagine de John Lennon de 1971. Et ces quelques lignes relevées par un internaute « Imaginez qu'il n'y ait plus de pays, [Ce n'est pas difficile à faire], Personne au nom de qui tuer ou se faire tuer et aucune religion non plus ».

Plus récente, la chanson d'Alpha Blondy, Crime spitrituel. Un internaute met en ligne sur son compte Twitter ce titre composé par le chanteur ivoirien après les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis : «Faut pas mêler Allah à vos actes criminels.
Mahomet n'est pas un prophète terroriste
», clamait Alpha Blondy.