Attentat de Grand-Bassam: des chefs d’Etat africains au chevet des Ivoiriens

Les présidents du Togo (g) et du Bénin (d) aux côtés du président ivoirien (c) après le drame de Grand-Bassam, le 15 mars 2016.
© REUTERS/Luc Gnago

Les présidents Faure Gnassingbé du Togo et Thomas Yayi Boni du Bénin sont arrivés, mardi 15 mars dans l’après-midi, à Abidjan pour témoigner la solidarité et la compassion de la sous-région ouest-africaine à l'égard de la Côte d'Ivoire après l'attaque meurtrière de Grand-Bassam. Les deux présidents ont été reçus par leur homologue ivoirien Alassane Ouattara au palais présidentiel du Plateau.

Quarante-huit heures après les attaques meurtrières de Grand-Bassam, Faure Gnassingbé et Thomas Yayi Boni sont les premiers présidents à se rendre sur place en Côte d'Ivoire. Les hôtes du chef de l'Etat ivoirien ont fortement condamné ces massacres avant de féliciter les forces de défenses pour leur efficacité sur le théâtre des opérations. Le président togolais a souhaité que la lutte contre le terrorisme s'amplifie au niveau sous régional et même international. « Le terrorisme ne se combat pas seul, a déclaré Faure Gnassingbé. Il y a les réponses nationales qui ont leur importance mais elles doivent être complétées, amplifiées, par réponses régionales et même internationales. C’est pourquoi, autour du président Alassane Ouattara, et dans le cadre approprié, nous allons pouvoir réfléchir à cette question-là. »

Allant dans le même sens, le président Yayi Boni a insisté sur la mutualisation des efforts des pays de la sous-région. Pour lui, elle doit se faire dans les plus brefs délais afin d'apporter une réponse beaucoup plus efficace face au terrorisme.

Le chef de l'Etat ivoirien a annoncé une réunion des ministres de la sous-région en charge de la sécurité mais a surtout précisé que son pays sera plus fort pour affronter une situation similaire. « Est-ce que nous nous attendions à une telle attaque, s’est interrogé le président ivoirien. En tout cas, nous étions préparés après ce qui est arrivé à Ouagadougou et à Bamako. Nous avons révélé que nous avions détruit quelques tentatives d’attentats. Bien évidemment, nous serons encore plus forts maintenant. »

A la fin de leur visite, les deux présidents se sont rendus à Grand-Bassam où ils ont déposé une gerbe de fleurs près de la plage avant de regagner l'aéroport Felix-Houphouët-Boigny d'Abidjan.