Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo bientôt fixée sur son retour en cour d'assises

Simone Gbagbo à son arrivée à la cour d'assises d'Abidjan, lundi 23 février 2015.
© AFP/ISSOUF SANOGO

Simone Gbagbo sera-t-elle jugée devant une cour d'assises pour crime contre l'humanité et crime de guerre ? La Cour suprême doit trancher jeudi. Mais les avocats de celle qu'on surnommait « la dame de fer » ont demandé un report de l'examen.

« La demande de report de l'examen est purement technique et participe des droits de la défense et de l'équité d'un procès », affirme l'un des avocats de Simone Gbagbo, maître Djadé. En fait, la Cour suprême doit statuer sur le renvoi ou non devant une cour d'assises de l'ancienne première dame après le pourvoi en cassation introduit par la défense.

Dans un premier temps, la chambre d'accusation a bien décidé de renvoyer l'affaire aux assises, et lorsque la date du 17 a été fixée, la défense affirme qu'elle n'était pas encore en possession de l'arrêt de la chambre d'accusation qu'elle est censé critiquer.

Plus d'Ivoiriens devant la CPI

D'où cette demande auprès de la Cour suprême de ne pas examiner le dossier, ce jeudi. La bataille est bien sûr juridique, mais pas seulement, car Simone Gbagbo risque gros. Devant une cour d'assises, l'épouse de Laurent Gbagbo sera jugée pour crime contre l'humanité et crime de guerre.

Pour rappel, Abidjan refuse son transfèrement à la CPI, la Côte d'Ivoire estimant que sa justice est en mesure de juger Simone Gbagbo. Alassane Ouattara a même été plus clair en février dernier : Abidjan n'enverra plus d'Ivoiriens devant la cour de La Haye.

En mars de l'année passée, l'ancienne dame de fer a été condamnée à vingt ans de prison, notamment pour « attentat contre l'autorité de l'Etat ».