Afrique du Sud: Zuma rejette toute accusation d'ingérence dans son gouvernement

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a répondu aux nombreuses questions des élus sur l'affaire Gupta qui bouleverse son mandat.
© REUTERS/Mike Hutchings

En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma a réagi ce jeudi 17 mars après midi devant le Parlement, alors que le pays est secoué par un nouveau scandale. Celui de la famille Gupta, une riche famille - proche du chef de l'état - qui est accusée de choisir les ministres du gouvernement. L'affaire a éclaté ce mercredi quand un ministre adjoint a révélé que les Guptas lui avaient proposé le poste de ministre des Finances.

Face aux questions de l'opposition, le président Zuma a tout nié en bloc. Non, il n'y a pas d'ingérence extérieure, se défend-il. C'est bien lui et lui seul qui nomme les ministres de son gouvernement. Une mise au point, alors que la veille, le ministre adjoint des Finances, Mcebisi Jonas, a concédé avoir été offert le poste de ministre par la famille Gupta en échange de faveur. Le chef de l'Etat s'est borné à dire qu'il n'était pas au courant.

« Si Jonas dit que les Guptas lui ont offert le poste, je pense que vous devriez lui demander a lui, ou même aux Guptas, mais pas à moi, a-t-il martelé. Qu'est ce que j'ai à voir là-dedans ? Il n'y a aucun ministre ici qui n'a été nommé par les Guptas. C'est moi qui nomme les ministres. »

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Une réponse qui a provoqué la colère de l'opposition. Depuis des mois, les rumeurs courent sur l'influence grandissante de cette famille sur le chef de l'Etat. Une famille qui a des intérêts dans les mines, l'informatique, les médias, et qui est notamment associée au fils du président Zuma dans plusieurs projets financiers.

Le débat s'est envenimé et le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique, a fini par quitter l'hémicycle en scandant : « Vous êtes tous des ministres de Gupta ».