Aqmi recrute de plus en plus de jeunes en Afrique de l’Ouest

Les agents de sécurité vérifient les corps sur ​​la plage de Grand Bassam après l'attaque menée par Aqmi en Côte-d'Ivoire, le 13 Mars 2016.
© REUTERS/Joe Penney

Il fut un moment où Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) utilisait quasiment que des Maghrébins, des hommes à la peau claire, pour commettre des attentats. Mais depuis quelques temps, et ça se confirme avec l'attaque de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire, Aqmi se sert de jeunes à la peau noire, de plus en plus recrutés.

Ce qui a frappé lors des derniers attentats et attaques jihadistes de Bamako, Ouagadougou, et de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire, c'est l'origine des assaillants. Ils sont quasiment tous des jeunes à la peau noire. Leur nom de guerre et photos indiquent qu’ils ne sont pas du Maghreb, mais probablement originaires de pays de l'Afrique de l'Ouest, ce qui laisse penser qu'il y a un recrutement local important qui se fait, qui continue par se faire.

La pauvreté, l'endoctrinent aidant, ces jeunes sont facilement enrôlés. Al-Qaïda au Maghreb islamique étend donc ses tentacules en Afrique de l'Ouest. Ces jeunes recrutés passent inaperçus. Ils ont la même couleur de peau que les autochtones, ils ne portent pas la barbe, et ils peuvent même sans grande crainte créer localement des cellules dormantes. Récemment, dans un entretien accordé à un site d’information mauritanien, un responsable d'Aqmi, l'Algérien Yahia Abou el-Hammam, expliquait qu'il n'avait plus besoin d'envoyer du Nord des gens opérer dans les zones du Sud parce que de jeunes recrues originaires du Sud se chargeaient désormais de mener des opérations.