Présidentielle au Congo-B: le chômage des jeunes, fléau pour tous les candidats

Le chômage des jeunes est un fléau auquel promettent de s'attaquer tous les candidats à l'élection présidentielle du 20 mars 2016 (marché de Brazzaville, fin 2015).
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J-4 avant l'élection présidentielle au Congo-Brazzaville. Parmi les thèmes qui occupent la campagne électorale, la lutte contre le chômage des jeunes. Car malgré une croissance économique vigoureuse cette dernière décennie, 60 % des 15-25 ans, sont toujours sans emploi.

Sur le constat tous les candidats sont d'accord. Le chômage des jeunes est un véritable fléau au Congo. Même les autorités le reconnaissent.

Certes le niveau global d'étude a augmenté durant le dernier mandat du président Sassou mais 60 % des jeunes diplômés sans emploi sortent de l'unique université publique du pays. Ils n'ont souvent d'autre choix que de vivre de petits boulots et de rester vivre chez leur parents.

Les propositions des candidats

C'est bien la preuve estime le candidat-président dans son programme qu'il faut miser sur les formations qualifiantes ayant des débouchés concrets. Il promet de consacrer désormais le quart du budget de l'Etat à l'éducation, contre environ 3 % actuellement. « Il n'y a pas de paix sans emploi », répète de son côté Guy Brice Parfait Kolelas. L'opposant mise lui aussi sur les filières professionnelles. Il promet de former 150 000 jeunes sur 5 ans, notamment dans les secteurs de l'agriculture et du tourisme. D'autres candidats misent eux sur l'investissement pour créer des emplois. C'est le cas de l'ancienne ministre Claudine Munari, qui promet de « rassurer » les banques, souvent trop frileuses à ses yeux lorsqu'il s'agit de soutenir les jeunes entrepreneurs. Deux candidats, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa proposent même de créer une banque exclusivement dédiée à cet effet