Congo-Brazzaville: incident à Kinsoundi à quelques jours de la présidentielle

L’opposant Guy Brice Parfait Kolelas a rassemblé ses partisans qui étaient plusieurs milliers, le 17 mars dans l'après-midi.
© RFI / Manu Pochez

Dernière ligne droite avant la présidentielle anticipée de dimanche au Congo-Brazzaville. C’est l’heure des derniers grands meetings dans la capitale pour tenter de convaincre les électeurs. Cet après-midi l’opposant Guy Brice Parfait Kolelas a rassemblé ses partisans. Ils étaient plusieurs milliers devant le stade marchand. Dans la matinée, non loin de là, à Kinsoundi, où ce candidat compte de nombreux sympathisants, un incident a eu lieu, troublant cette journée de campagne.

Tout débute vers 8 heures du matin. Des tirs sont entendus au niveau du commissariat de Kinsoundi, au passage du pasteur révérend Ntumi, l’ex-chef rebelle congolais aujourd’hui conseiller politique du candidat d’opposition Kolelas.

Selon le porte-parole de la police, le pasteur et ses hommes ont tenté d’attaquer le commissariat, ce qui a provoqué une riposte des policiers. Il décrit une dizaine d’hommes armés et déplore un blessé dans ses rangs.

Le pasteur répond qu’il s’agit simplement de sa garde rapprochée et qu’il ne faisait que passer pour rentrer chez lui lorsque la police a tiré, sans faire de blessés, ce que confirment des habitants qui disent avoir assisté de loin à la scène.

Quoi qu’il en soit, aussitôt après, plusieurs centaines de personnes quittant leurs maisons se sont rassemblées un peu plus loin, comme dans l’expectative, visiblement inquiètes de ce qui pourrait se passer. Un camion de l’armée est d’ailleurs venu en renfort. Et c’est en fin de matinée que le climat s’est apaisé.

Plus de peur que de mal, mais « à 3 jours du vote, ça ne nous rassure pas », confie un jeune habitant du quartier. Même si jusqu’à présent la campagne présidentielle s’est déroulée sans incident majeur, cet épisode témoigne d’une certaine fébrilité dans la capitale à l’approche du vote de dimanche.