Côte d'Ivoire: le ministre de l'Intérieur burkinabè en visite à Grand-Bassam

Une gerbe de fleurs déposées par le président Ouattara, à Grand-Bassam, le 16 mars 2016.
© SIA KAMBOU / AFP

Les impacts de balles sont encore visibles sur les murs de La Nouvelle Paillote, cet hôtel-restaurant théâtre de l’assaut final près de la plage, dimanche 13 mars. C’est là qu’il y a eu le plus de victimes : deux civils et deux membres des forces spéciales ont succombé. C’est là aussi que deux des trois auteurs de l’attaque ont été tués. Le propriétaire de l’établissement, un Français établi en Côte d’Ivoire depuis 2005, évoque des scènes d’horreur et de panique. Il a crié à ses clients de se cacher, « ça tirait partout », dit-il. Aujourd’hui, plusieurs pays ont envoyé des délégations, dont une dirigée par le ministre de l’Intérieur burkinabè.

Le ministre de l’Intérieur burkinabè, Simon Compaoré, qui, comme tout le Burkina Faso, a connu un drame semblable il y a deux mois, au Splendid Hôtel et au café Capuccino à Ouagadougou, était en visite en Côte d'Ivoire. Aujourd’hui, c’est au nom de Roch Marc Christian Kaboré, le président burkinabè, et de tout le peuple burkinabè, frères et amis, qu’il est allé présenter ses condoléances et son témoignage de sympathie auprès des Ivoiriens.

Reçu dans un premier temps au palais présidentiel par Alassane Ouattara lui-même et Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre, Simon Compaoré s’est ensuite rendu à Bassam, à l’Etoile du Sud, où il a déposé une gerbe de fleurs aux couleurs du Faso, rouge, vert et jaune. Le ministre a redit, à cette occasion, l’importance d'une coopération régionale en matière de défense, mais aussi d’échanges de renseignements.

Interrogé sur le projet de la France, d’installer prochainement une cellule d’intervention rapide du GIGN français à Ouagadougou, il a répondu que toutes les coopérations, grandes ou petites étaient utiles. Simon Compaoré a également émis l’idée d’un élargissement du mandat des Nations unies dans les pays d’Afrique de l’Ouest où les forces onusiennes sont positionnées, comme au Mali ou en Côte d’Ivoire, pour qu’elles luttent également contre le terrorisme.