Référendum constitutionnel au Sénégal: les dernières heures de campagne

La caravane du président Macky Sall est accueillie par de ferventes supportrices à Guediawaye, dans la banlieue de Dakar, le 17 mars 2016.
© RFI/Guillaume Thibault

Au Sénégal, la campagne pour le référendum se termine ce vendredi soir à minuit heure locale. Un scrutin pour valider ou pas les 15 points de la réforme constitutionnelle proposée par Macky Sall, notamment la réduction du prochain mandat présidentiel de 7 à 5 ans, de nouveaux pouvoirs pour l'assemblée nationale, des droits pour les citoyens. Une campagne menée dans la rue par les deux camps.

Le camp du «non» estime que ce projet n’apportera rien au pays. Le président Macky Sall pense le contraire. Toute la semaine, le chef de l’Eat a sillonné le Sénégal. Une campagne pour expliquer son projet.

Jeudi soir, c’est à Guediawaye, dans la grande banlieue de Dakar que sa caravane s’est arrêtée.

tout le monde dit «oui», Macky Sall est gentil, tout le monde dit «oui» avec lui
Entouré par une marée humaine, dans son pick up, Mack Sall harangue la foule... Ecoutez le reportage de notre correspondant
18-03-2016 - Par Guillaume Thibault

Sous une grande tente, le chef de l’Etat pique ses adversaires du camp du «non», accusés de faire leur campagne sur Internet. L’objectif de Macky Sall est clair : il veut marquer les esprits et prouver que ses réformes ont du sens. Pour cela, il veut pour cela une large victoire du «oui».

Dernières heures de campagne à Thiès, la ville rebelle

La grandeur du rail à Thiès se raconte jusque dans les ronds-points de la ville, à quelques pas de la cité des cadres du chemin de fer Ballabey, une cité rebaptisée Ibrahima Sarr, du nom de l’artisan de la grande grève de 1947-48. © Vladimir Cagnolari

A Thiès, deuxième ville du pays et capitale du chemin de fer, partisans du oui et du non discutent. La cité du rail est réputée pour être une ville de contestation et un bastion syndicaliste. Elle est également le fief de l'opposant Idrissa Seck, ancien icone du parti démocratique sénégalais (PDS), qui a lui-même appelé à voter «non» le jour du référendum.

A Thiès comme dans le reste du pays, les avis sont partagés et la consultation populaire sur la réforme constitutionnelle tourne au plébiscite ou au rejet du gouvernement comme en témoigne ce reportage de notre correspondante.

... de son petit bureau, le chef de gare de Thiès, Pape Amadou Diop, voit défiler les opinions autant que les wagons de marchandises et préfère tabler sur un fort taux d'abstention
Assis face à la gare, un groupe de cheminots se chamaillent sur la question du référendum. La réforme de la constitution ne les intéresse pas vraiment. Ils voteront «oui» pour plébisciter Macky Sall ou soutiendront le «non» d'Idrissa Seck, l'ancien maire
18-03-2016 - Par RFI

  

Référendum sur la Constitution: la caravane du président Macky Sall en campagne pour le «oui», ici à Guediawaye, dans la banlieue de Dakar, le 17 mars 2016. © RFI/Guillaume Thibault