Congo-Brazzaville: derniers meetings pour le général Mokoko et Sassou Nguesso

Des partisans du général Jean-Michel Mokoko lors de son dernier meeting avant la présidentielle, vendredi 18 mars, à Brazzaville.
© MARCO LONGARI / AFP

La campagne électorale pour la présidentielle s'achève ce soir minuit au Congo Brazzaville. C'est l'heure des derniers grands meetings. Le général Jean-Marie Michel Mokoko a réuni plusieurs centaines de personnes sur le rond-point Poto Poto, tandis que Denis Sassou-Nguesso a rassemblé des milliers de militants sur le boulevard Alfred Raoul.

« Je dois aller écouter le général, car je veux du changement », marmonne un homme en traversant au pas de course la place du rond-point. A la tribune, le candidat Mokoko se pose en héritier des grandes figures politiques du pays. A commencer par l'ex-président Marien Ngouabi, assassiné il y a 39 ans jour pour jour.

Le général poursuit en lingala, la langue nationale. Il veut incarner l'homme du peuple. L’affluence pour ce dernier meeting est nettement moindre qu’à Pointe-Noire. La faute, assure-t-il, à des « manœuvres du pouvoir ».

« Vous avez vu, notre candidat a bien dit comment on a surfacturé les prix des bus que nous avons demandés, simplement pour dissuader les gens de venir au meeting, confirme un militant. Mais regardez quand même : vous vous rendez compte que les gens sont en fusion avec le candidat, les gens sont dans la liesse, parce qu’ils ont porté le candidat qu’ils attendaient depuis très longtemps et qui est venu pour leur apporter l’espoir tant attendu. » Car s'il se réfère au passé, l'ex-chef d'état-major veut incarner l'avenir. Sa stature de militaire me rassure, confie un jeune chômeur.

A deux kilomètres de là, les militants du président sortant Denis Sassou-Nguesso ont pris d’assaut le boulevard Alfred Raoul pour le dernier meeting de la campagne. Ils ont chanté et dansé, surtout après avoir écouté celui qu’ils qualifient de « champion » qui les a assurés de sa victoire au soir du 20 mars. « Pour nous, la victoire est certaine le 20 mars dès le premier tour parce que la force qui nous entraîne, c’est la force de 105 partis sur environ 170 partis qui existent dans le pays », a clamé Denis Sassou-Nguesso.

Le président sortant a sillonné près d’une quarantaine de localités en deux semaines de campagne. En cas de victoire, il promet de placer son quinquennat sous le signe de l’économie et du social.