Côte d'Ivoire: à Abidjan, Nicolas Sarkozy appelle à ne pas succomber à la peur

L'ancien chef de l'Etat français a rencontré le président ivoirien Alassane Ouattara, le 18 mars à Abidjan.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

L'ex-président français Nicolas Sarkozy était en Côte d’Ivoire jeudi 17 et vendredi 18 mars, pour présenter ses condoléances et son soutien au président Alassane Ouattara. Cette visite prévue de longue date, avant les attentats de Grand-Bassam, a permis aussi à l'ancien chef d'Etat français de rencontrer les étudiants de l'université d'Abidjan ainsi que la communauté française présente sur place.

« Nul n’est aujourd’hui à l’abri de la barbarie et en venant ici, nous avons voulu dire à tous ceux qui ont envie de venir en Côte d’Ivoire : la situation est parfaitement sûre. Il ne faut pas donner raison à ces barbares. Il ne faut pas avoir peur », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un discours à l’université Félix Houphouët-Boigny.

Avant d’aller présenter ses condoléances au président Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a reçu une véritable ovation en pénétrant dans l’amphithéâtre A de l'université.

L’ex-chef d’Etat français a tenu un discours sur l’importance d’unir les forces de l’Europe et de l’Afrique face au terrorisme, un discours qui a plu à un large auditoire, comme à cette étudiante : « Sarkozy a très bien parlé. Son discours nous a vraiment touchés. Nous disons merci pour tous les conseils, merci pour le développement qui soutient la Côte d’Ivoire ».

Parmi des centaines de participants conquis par l’ex-président français, un jeune paraît plus circonspect sur les causes de la violence terroriste qui frappe la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’Ouest : « Le terrorisme dont on parle a été favorisé par la chute du colonel Kadhafi, qui a eu un impact considérable sur notre sécurité. Les armes sont venues de Libye et aujourd’hui la Libye est incontrôlable. Cela affecte notre sécurité. » A l’époque, le président français, « c’était Nicolas Sarkozy ». « Et j’aurais aimé qu’il demande pardon aux Africains », confie cet étudiant.

Nicolas Sarkozy ne répondra pas à cette question. Après avoir rencontré les sympathisants ou adhérents républicains d’Abidjan, il est reparti pour Paris.