Référendum au Sénégal: le dépouillement a commencé

Au Sénégal, les bureaux de vote ont fermé ce dimanche soir 20 mars, après cette journée de référendum pour valider ou non le projet de révision constitutionnelle proposé par le président Macky Sall.
© SEYLLOU / AFP

Au Sénégal, les bureaux de vote ont fermé ce dimanche soir 20 mars, après cette journée de référendum pour valider ou non le projet de révision constitutionnelle proposé par le président Macky Sall. Ce projet, en plusieurs points, propose notamment la réduction des prochains mandats présidentiels de sept à cinq ans, ainsi que de nouveaux pouvoirs pour l’Assemblée nationale. Le dépouillement a commencé, mais impossible pour le moment de donner une première tendance de ce référendum qui ne fait pas consensus. A l’école Biscuiterie de Dakar, par exemple, le « oui » et le « non » sont au coude-à-coude.

A l’école Biscuiterie, à Dakar, les 19 bureaux ont fermé à « 18 heures, zéro minute, zéro seconde », comme l’a dit le président du bureau numéro 1. Le président a fermé les portes, demandé aux assesseurs et aux scrutateurs de se présenter. Première étape : ouvrir l’urne, couper les scellés et compter le nombre de bulletins. Bilan : 276 électeurs ont voté. Il y a 797 inscrits. Taux de participation, donc : 34,6 %, pour ce bureau.

Une source gouvernementale, citée par la radio RFM, estime qu’à l’échelle nationale le taux de participation sera de 35 à 40 %. Il était de 55 % lors du second tour de la présidentielle de 2012.

Dans ce bureau numéro 1 de l’école Biscuiterie, tout se joue désormais sur le tableau noir. Deux colonnes, une pour le « oui », une pour le « non ». A la fin, les résultats seront affichés sur procès-verbal devant chaque lieu de vote. Les premières tendances nationales sont attendues vers 22 heures, heure locale.

Ce scrutin, référendum-test pour Macky Sall, s’est déroulé dans le calme, mais des altercations entre militants des deux camps se sont produites toute la journée de ce dimanche 20 mars, à Dakar, en banlieue, mais également à Saint-Louis. Il faut aussi noter la rumeur qui a couru en ce début de dimanche après-midi : la menace de coupure de la radio et de la télévision Walfadjiri, médias plutôt proches de l’opposition. Une foule importante s’est réunie devant le bâtiment qui abrite ces deux médias qui, au final, n’ont pas été coupés. Autant de signes qui montrent que ce référendum ne fait pas consensus, qu’une vraie bataille politique se joue en ce moment au Sénégal.