Tchad: l’UFR s’inquiète pour son chef d’état-major arrêté au Soudan

Une voiture portant l'insigne de l'UFR stationnée à Ndjamena, après que les autorités tchadiennes ont saisi armes et véhicules au mouvement rebelle (photo d'archive, mai 2009).
© AFP PHOTO / NELLY STADERINI

Au Tchad, l’Union des forces de la résistance (UFR), mouvement rebelle tchadien, fait part de ses inquiétudes pour son chef d'état-major, Daoud Ali Bouyeneou, arrêté à Nyala, au Soudan, dans la nuit du 11 au 12 mars dernier, alors qu'il était hospitalisé. Sans nouvelles de lui depuis, l'UFR craint qu'il ait déjà été extradé vers Ndjamena. Youssouf Hamid, porte-parole du mouvement pour l'Europe, met aussi en garde le Soudan contre de possibles poursuites judiciaires.

Le régime de Ndjamena organise régulièrement des rapatriements forcés afin de terroriser des réfugiés qui se trouvent dans les pays voisins. Le régime soudanais doit stopper cela et si cela continue, nous porterons plainte contre le Soudan au niveau de l’Union africaine ou aux Nations unies.
Youssouf Hamid
20-03-2016 - Par Laura Martel

De source gouvernementale tchadienne, Daoud Ali Bouyeneou n'aurait pas été extradé vers Ndjamena.