Les pays voisins de la Libye réunis pour trouver des solutions diplomatiques

La priorité est d'installer à Tripoli le gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj. Ici le 8 janvier 2016.
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Depuis ce lundi, les pays voisins de la Libye sont réunis dans la capitale tunisienne pour étudier l'évolution de la situation dans ce pays en proie au chaos. Gouvernement d'union nationale, migrants, terrorisme sont au cœur des discussions.

Quelle solution diplomatique à la crise en Libye ? C'est la question à laquelle tentent de répondre les pays voisins. Pour cela, des experts se sont d'abord réunis lundi pour mettre en place les grandes lignes de la stratégie.

Ce mardi, c'est au tour des ministres des Affaires étrangères de la Tunisie, de l'Algérie, de l'Egypte, du Soudan, du Tchad ou encore du Niger. Des ministres, qui vont également discuter avec des représentants de l'Union européenne, de la Ligue arabe ou encore de la mission des Nations unies en Libye.

La priorité aujourd'hui, c'est d'installer à Tripoli, le gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l'ONU.

La stabilité régionale en jeu

Tous ces interlocuteurs vont donc essayer de trouver un accord au plus vite dans le but de rétablir la paix dans le pays, mais surtout la stabilité dans la région. Au cœur des discussions, la question évidemment du terrorisme et la menace grandissante du groupe Etat islamique. Selon les autorités italiennes, environ 5 000 combattants auraient déjà rejoint les rangs de ce groupe jihadiste en Libye.

Autre enjeu ? L'éventualité d'une intervention militaire étrangère en Libye pour arrêter l'expansion de l'EI. La Tunisie se dit très inquiète de ce scénario. Elle craint que le chaos ne déborde sur son territoire.