Attaque du QG de l’UE à Bamako, le point sur l'enquête

Dans le centre de Bamako, au Mali (photo d'illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

Il y a du nouveau dans l'enquête sur l'attaque de l'hôtel Nord-Sud de Bamako, le quartier général de la mission de l'Union européenne chargée de former les militaires, qui a eu lieu le lundi 21 mars 2016. Alors que les patrouilles continuent, 19 interpellations ont eu lieu ce mardi 22 mars, un assaillant blessé est toujours recherché. Et le téléphone de l'assaillant abattu pendant l'attaque a commencé à livrer quelques informations. Le président malien s'est pour la première fois exprimé sur le sujet.

Un sac a été retrouvé sur l’assaillant abattu, avec à l’intérieur des grenades et des munitions. Et même si l’attaque n’a toujours pas été formellement revendiquée, les enquêteurs confirment la piste de l’acte terroriste. Par ailleurs, 19 personnes ont été interpellées pour les besoins de l’enquête. Parmi elles, deux véritables suspects.

Dès son retour de voyage, le président malien s’est exprimé devant la presse sur l’affaire. Pour Ibrahim Boubacar Keïta, « nous sommes tous aujourd’hui en danger quelque part. En danger d’individus, j’ai peine à dire, d’hommes, d’individus qui ont décidé de rompre avec le genre humain. Avec ce genre d’individus, il n’y a rien d’autres à faire que de les combattre avec acharnement pour les éliminer, les éradiquer ».

Les enquêteurs sont également à la recherche d’un autre assaillant en fuite. Il a été blessé lors d’un échange de coups de feu. Les forces spéciales maliennes sont donc sur les dents, les patrouilles se multiplient ici. A plusieurs endroits de la capitale, il faut désormais monter patte blanche avant de pouvoir circuler.