Gabon: l’hôtel d’une ex-maitresse d’Omar Bongo mis sous scellé à Libreville

Vue de Libreville, capitale du Gabon.
© Getty Images/Robert Ross

Au Gabon, la Direction générale des impôts a scellé la résidence hôtelière Maïsha à Libreville. Les impôts exigent le paiement dans un délai de huit jours de la somme de 4,2 milliards de francs CFA dans le cadre d'un redressement fiscal. La patronne, une ancienne maîtresse d'Omar Bongo, est en première ligne sur le fameux dossier très politisé de l'acte de naissance présumé faux d'Ali Bongo. Du coup, Chantal Myboto Gondjout crie au règlement de compte.

C'est devant l'entrée principale de son hôtel placé sous scellé que Chantal Myboto Gondjout a reçu les journalistes pour un point de presse improvisé. Pas de doute pour elle, c'est une affaire politique. Sa fille Onaïda Maïsha Bongo Ondimba harcèle son frère Ali Bongo Ondimba, le président gabonais, devant la justice française. Elle l'accuse de ne pas être le fils biologique d'Omar Bongo.

Chantal Myboto Gondjout elle-même a communiqué samedi une déclaration dans ce sens : « Cet hôtel s’appelle résidence Maïsha. Maïsha c’est le deuxième prénom d’Onaïda. Il y a un lien. La Direction générale des impôts n’est qu’un instrument de la présidence de la République pour régler des comptes à la résidence hôtelière de Maïsha, mais particulièrement à Chantal Myboto Gondjout. Si vous pensez que cela va m’arrêter dans mon combat, vous vous trompez ».

60 employés au chômage

Le redressement n'a rien de politique, a réagi le ministre de l'Economie, Régis Immongault : « Comme toute personnalité morale ou physique, il est clair qu’il y a des obligations fiscales. Il faut les respecter, c’est tout. Je pense qu’on examine tous les dossiers avec transparence, avec objectivité ».

Située sur le front de mer, la résidence Maïsha a longtemps été la meilleure adresse pour un séjour paisible à Libreville. Ses soixante employés sont aujourd’hui au chômage.