Mali: entente sur la nouvelle région malienne de Taoudeni

Sidi Brahim Ould Sidatte de la CMA (gauche) et Moulaye Ahmed Ould Moulaye Rigani de la Plateforme (droite), dans les locaux de la Minusma à Tombouctou, lors de l’élaboration du document commun sur la région de Taoudeni.
© RFI/David Baché

Les groupes armés du nord du Mali s'entendent sur la région de Taoudeni. Les autorités maliennes ont acté en janvier dernier la création de deux nouvelles régions dans le Nord : Ménaka et Taoudeni. Leurs futurs gouverneurs ont déjà été nommés, mais leurs découpages et leurs organisations internes restent à définir, notamment pour Taoudeni. Un travail initié jeudi 24 mars, à la demande des autorités du Mali, par les groupes armés signataires de l'accord de paix.

187 chefs de fractions ont été réunis par les ex-rebelles de la CMA et les groupes pro-Bamako de la Plateforme près de Tombouctou. A cause de mésententes internes, les deux mouvements organisent séparément leurs réunions. Mais la médiation de la Mission des Nations unies permet finalement l'élaboration d'un document commun, dans les locaux de la Minusma à Tombouctou.

« L’objectif principal est d’abord de parvenir à un consensus pour les différents chefs de village et de fractions par rapport à leurs répartitions de leurs fractions et villages au niveau des différentes circonscriptions nouvellement créées dans la région de Taoudeni », a déclaré Moulaye Ahmed Ould Moulaye Rigani pour la Plateforme.

« Amener cette opérationnalisation à terme »

« La revendication de la création de la région de Taoudeni et de son opérationnalisation a été l’une des revendications des groupes armés. Le gouvernement du Mali avec la médiation internationale ont eu la volonté de créer cette région et la rendre opérationnelle. Les groupes armés continuent à être présents pour amener cette opérationnalisation à terme », a expliqué Sidi Brahim Ould Sidatte pour la CMA.

Ce document commun sera remis au futur gouverneur de Taoudeni. La région, immense et peu peuplée, représentera un cinquième du territoire malien pour environ 70 000 habitants.