Nigeria: plus de 300 sociétés et personnalités inculpées pour corruption

L'ex-conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, le 22 janvier 2015 à Londres.
© REUTERS/Andrew Winning

La campagne de lutte contre la corruption au Nigeria se poursuit. La présidence fédérale a annoncé la nuit dernière que la justice a inculpé plus de 300 sociétés et personnalités, dont des responsables militaires, accusés d'avoir détourné plusieurs dizaines de millions de dollars grâce à des contrats fictifs

C’est une sorte de bilan de la lutte contre la corruption de la première année du mandat du président Muhammadu Buhari. Il avait fait de cette lutte une de ses priorités avant son élection. La vaste campagne contre la corruption lancée en mai dernier a commencé à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, avec la récupération des fonds détournés.

L’affaire la plus médiatisée est liée à un militaire, limogé en juillet dernier : Sambo Dasuki, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de l’ex-président Goodluck Jonathan. Une affaire de contrats fictifs signés par l’armée, qui concerne plusieurs autres responsables politiques et militaires, en activité et à la retraite. Des contrats d’une valeur totale de 398 milliards de nairas, soit environ 1,79 milliard d’euros.

La présidence nigériane a indiqué dans un communiqué que « plus de 7 milliards de nairas, soit près de 32 millions d’euros, ont jusqu’ici été récupérés auprès de sociétés » et de personnes inculpées. 41 milliards de nairas supplémentaires, soit près de 185 millions d’euros, seraient bientôt remboursés.

Les enquêteurs s’intéressent à d’autres contrats signés par Sambo Dasuki entre 2011 et 2015 et qui portent sur un détournement de 75 milliards de nairas, soit 337 millions d’euros.