Côte d'Ivoire: tensions toujours vives à Bouna, après des violences meurtrières

Des soldats de l'ONUCI patrouillent avec des masques à Kandopleu, en Côte d'Ivoire, le 14 août 2014.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Les tensions restent vives à Bouna, dans le nord-est de la Côte-d'Ivoire, où un conflit entre éleveurs et cultivateurs a fait plus de 20 morts depuis quelques jours. Une délégation gouvernementale s'est rendue sur place ce samedi 26 mars dans l'espoir de ramener le calme.

La mission des Nations unies a dépêché une centaine de casques bleus pour épauler les policiers qui étaient déjà en poste sur la base de l'ONUCI à Bouna. Environ 2 000 personnes se sont entassées aux abords de ce tout petit camp, selon la porte-parole de l'ONUCI.

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« Dans cette base-là, on a 11 éléments, mais qui ne sont pas armés, parce que l'ONUCI est dans un processus de transition, de retrait progressif de ses forces, explique Kadidia Ledron. Donc subitement, avec un afflux de 2 000 personnes, il a fallu immédiatement apporter une réponse en matière de protection aux populations, mais aussi en terme d'assistance humanitaire. C'est pour cela que depuis [ce vendredi 25 mars] et encore ce samedi, il y a des hélicoptères qui ont apporté l'assistance du gouvernement, des agences des Nations unies et des partenaires, des vivres et des non-vivres ainsi qu'une assistance médicale. »

La porte-parole de l'ONUCI précise que parmi les personnes présentes, « on a dénombré 75% de femmes, d'enfants et de personnes âgées. Il a fallu rapidement prendre soin d'eux, dans un camp qui de manière basique était prévu pour 11 personnes ».