Une semaine de contestation s’annonce au Tchad

Un policier tchadien aux abords du marché central de Ndjamena en juillet 2015.
© REUTERS/Moumine Ngarmbassa

Le Tchad s’apprête à vivre une semaine mouvementée, avec une grève sèche et illimitée lancée par l’Union des syndicats du Tchad. Elle entend protester contre l’arrestation de quatre responsables de la société civile, qui s’apprêtaient à organiser des manifestations contre la candidature d’Idriss Déby à la présidentielle du 10 avril prochain. Une grève qui a déjà paralysé la semaine dernière l’administration et surtout les hôpitaux.

Ce mardi, l’administration et les hôpitaux risquent de tourner au ralenti. Comme la semaine dernière, l’Union des syndicats du Tchad a appelé à une grève sèche et illimitée pour exiger la libération de Mahamat Nour Ahmat Ibedou, Nadjo Kaina Palmer, Younous Mahadjir et Céline Narmadji.

Dans son communiqué daté de vendredi, la Coalition « Ça suffit » annonce le report d’une semaine de la marche prévue ce mardi. Le temps de laisser comparaitre les quatre leaders qui ont rendez-vous jeudi au tribunal.

Jeudi et vendredi, le médiateur national a proposé la libération des quatre leaders en échange de la levée du mot d’ordre de grève, mais sa proposition n’a pas abouti. Une vingtaine de chefs de partis d’opposition ont à leur tour essayé de se constituer prisonniers samedi, mais leur tentative a été stoppée. Eux aussi promettent de revenir à la charge cette semaine.