Tchad: la grève illimitée bien suivie

Place de la Nation, à Ndjamena, Tchad.
© PHILIPPE DESMAZES / AFP

Au Tchad, ce mardi devait être une journée au ralenti dans le pays en raison d’une grève illimitée. Un mouvement social à l'initiative de la société civile tchadienne, notamment de l'Union des syndicats du Tchad et du Mouvement « ça suffit ». Ce mouvement proteste contre l'arrestation de militants de la société civile et la candidature pour un troisième mandat d'Idriss Deby à la présidentielle du 10 avril.

Les couloirs du ministère de la Fonction publique, habituellement bondés en début de semaine, étaient vides ce mardi matin. Au palais de justice de Ndjamena, les audiences n’ont pas eu lieu. Le mot d’ordre de grève a été suivi ce qui soulève des inquiétudes sur la tenue du procès des quatre leaders de la société civile, procès prévu pour jeudi prochain.

Dans la plupart des administrations, les bureaux ont ouvert, mais il n’y avait pas d’affluence. Le mot d’ordre de grève est venu s’ajouter à la campagne électorale en cours qui a déjà démobilisé une bonne partie de l’administration.

Les hôpitaux ont été les plus touchés par le mot d’ordre de grève. Beaucoup de malades, partis pour des soins, sont rentrés chez eux sans avoir pu consulter. Le secteur de la santé est le plus mobilisé parce qu’un de ses leaders, Younous Mahadjir, fait partie des quatre prisonniers.