Nkosazana Dlamini-Zuma ne se représentera pas à la tête de l’UA

La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma est favorable au déploiement d'une force au Burundi. Les dirigeants africains se prononceront lors d'un vote inédit en fin de semaine, durant le Sommet de l'Union africaine.
© Compte Twitter de Nkosazana Dlamini-Zuma

Alors que son mandat s’achève en juillet, cela fait des semaines que la présidente sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma entretient le mystère. Cette fois, l'information a été confirmée par le ministère sud-africain des Affaires étrangères. L'UA aurait d'ailleurs déjà en vue la personnalité qui pourrait prendre sa succession.

C’est la première fois que le gouvernement sud-africain confirme. Après quatre ans à la tête de la commission de l’UA, Dlamini-Zuma ne se représentera pas. L'information a été divulguée par le directeur de l’information du ministère des Affaires étrangères.

Aucune raison ni explication n’a été donnée. Mais en Afrique du Sud, cela fait des mois que les spéculations vont bon train. Dlamini-Zuma viserait la présidence de l’ANC, le parti au pouvoir qui doit élire son nouveau leader l’année prochaine.

Elle viserait également la présidence du pays, remplaçant ainsi... son ex-mari, Jacob Zuma, embourbé dans une série de scandales.

L’élection à la présidence de la commission se tiendra en juillet lors du sommet de l’UA au Rwanda. D’ailleurs, l’organisation régionale, la SADC se serait déjà accordée sur une nouvelle candidature : celle de la ministre des Affaires étrangères du Botswana, Pelonomi Venson-Moitoi.

La presse sud-africaine rapporte que la décision de Dlamini-Zuma de ne pas briguer un deuxième mandat a provoqué le mécontentement de la région, qui estime qu’elle risque de perdre la présidence de la Commission quatre ans plus tôt que prévu.