Le phare des Mamelles, témoin imposant de l’histoire de Dakar

Le phare des Mamelles à Dakar.
© Wikipedia/CC

Il y a 152 ans, jour pour jour, le 1er avril 1864, une lumière s’allumait dans le ciel des habitants de Dakar. Cette lumière, c’est celle du phare des Mamelles. Repaire pour les navires, repaire aussi pour les habitants de la capitale tant ce phare surplombe la ville. Reportage dans ce témoin de l’histoire.

« Donc, le bateau, la nuit, regarde le phare tourner et toutes les cinq secondes, il y aura un éclat. » 152 ans que ce code lumineux indique aux bateaux qu’ils approchent de Dakar. « En tout, cela fait 147 mètres, c’est le point culminant de Dakar. »

Lamine Fall fait partie de l’équipe des gardiens qui veillent la nuit sur cette lumière, sur cette magnifique lentille de Fresnel. « Mais c’est la lentille qui fait tout l’effet. Augustin Fresnel était ingénieur électromécanicien à 16 ans, c’est la lentille qui amplifie la lumière et la projette à 53 km. »

Le phare est connu pour son calme et certaines personnalités le savaient, explique le directeur des phares et balises, Amadou Ndiaye. « La reine Elisabeth a demandé à camper ici pendant toute une journée et elle a été reçue ici sur le toit de Dakar par le président Senghor pendant trois heures. »

« Il faut veiller sur le phare »

Sous la lentille, un étroit balcon permet de faire le tour du phare. Une vue à 360 degrés sur Dakar, l’océan et sur l’ile de la Madeleine. « C’est une ile, c’est un parc aux oiseaux, reprend Lamine Fall. Et chez nous, ici à Dakar, on dit que cette ile est habitée par le génie protecteur de Dakar, qui s’appelle Leuk Daour Mbaye. »

Ce patrimoine qui ne demande qu’à être partagé. « C’est ma seconde demeure, on invite les Sénégalais à venir voir ce patrimoine, leur patrimoine et l’intérêt que le phare a pour le monde. Il faut veiller sur le phare. »