RDC: le dialogue convoqué par le président Kabila se fait toujours attendre

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, quittant Kinshasa après une visite de deux jours, en RDC, en février 2016..
© Photo MONUSCO/Michael Ali

En République démocratique du Congo (RDC), la majorité présidentielle se félicite, à nouveau, de sa victoire aux élections des gouverneurs, il y a une semaine. Le parti au pouvoir a remporté la plupart des 21 nouvelles provinces. «Une élection éclatante et écrasante», a déclaré son porte-parole André-Alain Atundu, lors d’une conférence de presse organisée vendredi 1er avril, pendant laquelle des sujets du jour ont été abordés, à savoir les élections, le dialogue politique ou encore la nouvelle résolution.

Pour le porte-parole de la majorité, le dialogue convoqué, depuis novembre dernier, par le président Joseph Kabila est toujours nécessaire et d’actualité, même s’il tarde à venir. André-Alain Atundu estime qu’il faut attendre parce que le facilitateur, envoyé par l’Union africaine, n’a pas fini son travail.

« Pour que le dialogue commence, il faudrait que monsieur Edem Kodjo présente au président de la République un rapport qui constate le consensus autour du dialogue et alors, le président de la République sera amené, de ce fait, à prendre une ordonnance désignant les membres du comité préparatoire ; et ce sont eux qui le fixeront sur les modalités pratiques réelles comme la date, le lieu, etc… », a déclaré le porte-parole de la majorité, André-Alain Atundu.

Pour ce qui est du dialogue lui-même et selon la majorité, la prolongation du mandat des sénateurs et députés provinciaux devrait donner matière à réflexion.

« Il faut prendre en compte des contraintes techniques », insiste André-Alain Atundu, faisant référence à la révision du fichier électoral, alors que l’opposition accuse la majorité ainsi que le gouvernement et la commission électorale de « tout faire » pour prolonger le mandat du président Kabila.

« Il faut tenir compte des contraintes techniques et de la souveraineté des Etats », c’est ce que demande aussi le porte-parole de la majorité au Conseil de sécurité, après l’adoption d’une résolution qui continue, quant à elle, de demander le respect des délais constitutionnels.

Et à propos de l’investiture de Moïse Katumbi, comme candidat du G7 à la présidentielle, c'est un « non-évènement », selon le porte-parole de la majorité présidentielle qui parle d’un groupe « à bout d’imagination ».