Côte d’Ivoire: après l'attaque, Grand-Bassam tente de se redresser

Sur la plage de Grand-Bassam, un homme écrit dans le sable «Je dis 'non' au terrorisme», le 16 mars 2016.
© SIA KAMBOU / AFP

En Côte d'Ivoire, les opérateurs du secteur de l'hôtellerie de Grand-Bassam se mobilisent pour enrayer la baisse de fréquentation des plages de la cité balnéaire du sud-est du pays à la suite des attaques jihadistes du 13 mars dernier. L’économie de Grand-Bassam repose presque entièrement sur le tourisme.

Ce n'est peut-être pas l'affluence des grands jours mais Grand Bassam renaît peu à peu. Trois semaines après les attaques terroristes, la plage est à nouveau fréquentée mais seulement par une poignée de clients des complexes hôteliers environnants. Dans le restaurant de l'Etoile du Sud, non loin de là où a eu lieu l'une des attaques, certains prennent le déjeuner. A quelques mètres de là, d'autres ont préféré se jeter à l'eau.

Les propriétaires des complexes hôteliers, réunis au sein de l'association Horest, Hoteliers et Restaurateurs de Grand Bassam, ne veulent ménager aucun effort pour ramener les gens à fréquenter à nouveau leurs plages. Des opérations de séduction seront donc mises en place dès la semaine prochaine.

« A partir du prochain week-end, il y aura des réductions qui seront faites sur certains produits de l’hôtellerie. On a prévu d’organiser des spectacles pour attirer la clientèle d’Abidjan les week-ends sur Bassam, pendant une période, pour permettre aux gens de revenir ; de montrer que Bassam revit », a déclaré, à RFI, Jacques Ablé, propriétaire de l'Etoile du Sud.

Au lendemain des attentats, le gouvernement avait annoncé une aide de 200 millions de FCFA pour les opérateurs économiques touchés par ce drame. Un geste apprécié par ces derniers mais qui, selon Jacques Ablé, ne suffiront pas pour amortir leurs pertes si les gens continuent d'avoir peur.

« C’est vrai qu’il y a un balai politique ; des gens qui viennent nous saluer mais ce ne sont pas des clients. En fait, tous les établissements qui sont sur Bassam, aujourd’hui, sont réduits à trouver des moyens pour ne serait-ce [que pour] assurer le quotidien. Donc, là on commence à taper dans nos réserves. Déjà les 200 millions, on les prend mais on a besoin de beaucoup plus d’aide que ça », a-t-il ajouté.

Les attentats de Grand Bassam ont laissé des traces dans la ville. La cité balnéaire qui vit au rythme du tourisme tient à assurer aux Ivoiriens qu'elle est de nouveau fréquentable.
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.