«Panama Papers»: ces fils de dirigeants africains pointés du doigt

Kojo Annam, fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, à New York en 2010.
© AFP

Une centaine de médias, dont Le Monde, ont enquêté sur l'utilisation par des dizaines de personnalités de sociétés-écrans dans des paradis fiscaux, sur la base de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Les résultats de ce travail ont commencé à être publiés dimanche 3 avril, sous le nom de « Panama Papers ». L'onde de choc est mondiale. Parmi les personnalités africaines apparaissant dans ces fichiers : plusieurs fils de chefs d'Etat ou de hauts dirigeants.

Dans les documents de Mossak Fonseca, dès les années 1990, le nom de Denis Christel Sassou-Nguesso apparait, selon Le Monde. Le fils du président congolais aurait alors sollicité le cabinet panaméen pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques. Il réapparaît dans ces fichiers en 2002, quand un négociant en pétrole demande par écrit au cabinet que le fils du président congolais soit nommé fondé de pouvoir de cette société « offshore ». Denis Christel Sassou-Nguesso, lui, dément en bloc les informations du quotidien français.

Autre progéniture de chef d'Etat à apparaître dans les « Panama Papers », John Addo Kufuor, fils de l'ancien président ghanéen John Kufuor. Toujours selon Le Monde, juste après l'élection de son père en 2001, il mandate Mossack Fonseca pour mettre sur pied The Excel 2000 Trust, lié à un compte en banque crédité de 75 000 dollars. Un « trust » actif jusqu'en 2012. Le nom du fils Kufuor est aussi connecté à deux autres sociétés « offshore », enregistrées pendant le mandat de son père, mais inactives depuis 2004 et 2007.

Un autre Ghanéen, Kojo Annan, fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU Koffi Annan, apparaît dans les fichiers panaméens comme actionnaire ou directeur de trois sociétés « offshore ». Deux enregistrées en 2002, et une troisième qui, selon Le Monde, a servi en 2003 à l'achat d'un appartement de 500 000 dollars à Londres et qui était toujours active en 2015. Mis en cause dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture », Kojo Annan avait été blanchi en 2005 par le rapport Volcker.

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