Attaques de Bamako et de Grand-Bassam: où en sont les enquêtes?

L'hôtel Nord-Sud de Bamako, qui abrite le QG de l'UE au Mali, a été la cible d'une attaque le 21 mars 2016.
© REUTERS/Adama Diarra

La police malienne continue d'enquêter sur les dernières attaques terroristes, notamment celle du siège de l'EUTM, la mission de formation militaire de l'Union européenne à Bamako, le 21 mars et celle de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, le 13 mars. Deux attaques revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le point sur ces enquêtes, menées par les forces maliennes avec le soutien de la police des Nations unies.

Une vingtaine de personnes avait été interpelée après l'attaque du siège de la mission européenne de formation militaire EUTM, à Bamako, le 21 mars. De source sécuritaire malienne, aucune n'était liée à l'attaque, toutes ont donc été relâchées depuis. L'un des deux assaillants est toujours en fuite, le premier avait été tué pendant l'attaque. Surtout, un téléphone et des armes ont été retrouvés sur les lieux et sont toujours en cours d'expertise avec le soutien technique de la police de la Mission des Nations unies dans le pays commandée par le Colonel Jean-Frédéric Sellier.

« Au sein d’Unpol, nous disposons d’enquêteurs spécialisés qui possèdent les moyens techniques et les compétences particulières permettant de procéder à des investigations assez poussées, explique-t-il. Par exemple, nous utilisons les logiciels d’analyse criminelle qui sont fréquemment utilisés en Europe dans les enquêtes criminelles de droit commun. Ça permet de reconstituer des réseaux, d’identifier des récurrences. Et cela peut contribuer à identifier des personnes et à établir des éléments de preuve. »

En Côte d'Ivoire, deux suspects interpelés, un en fuite

Après l'attaque de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, deux suspects ont déjà été interpelés au Mali. Le premier est soupçonné d'avoir servi de chauffeur, l'autre d'avoir logé le commando à Abidjan. Quant au principal organisateur de l'opération, il serait toujours, selon des sources sécuritaires maliennes, caché dans la région de Tombouctou.

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