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Sénégal Libye

Sénégal: nouvelle mise au point officielle sur les ex-prisonniers de Guantanamo

Entrée de la prison américaine de Guantanamo située sur l'île de Cuba.
© REUTERS/Mark Wilson

Certaines organisations de la société civile sénégalaise se disent inquiètes après l'accueil par leur pays de deux ex-prisonniers de Guantanamo. Elles reprochent à l'Etat sénégalais de ne pas avoir suffisamment communiqué sur l'arrivée de ces prisonniers de nationalité libyenne après 14 ans de détention, et disent craindre pour la sécurité du pays. Ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères sénégalais Mankeur Ndiaye a répondu à ces critiques. Il a dénoncé les « confusions » et « amalgames » et a assuré que les deux hommes ne représentaient pas un danger pour la sécurité du Sénégal.

Avec notre correspondante à Dakar, Lou garçon

En accordant l'asile politique aux deux hommes, le Sénégal a rejoint 26 autres pays qui ont déjà accepté d'accueillir d'anciens détenus de la prison américaine. C'est une très bonne chose, estime la société civile sénégalaise majoritairement favorable à la fermeture de Guantanomo. Certaines voix reprochent néanmoins à l'Etat de ne pas avoir suffisamment communiqué.

Aboubacry Mbodj, secrétaire général de la rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO), s'interroge notamment sur les potentiels risques pour la sécurité du pays : « Nous avons connu les attentats au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et nous ne cessons de recevoir des alertes pour le Sénégal. Nous ce que nous exigeons c'est que le gouvernement communique davantage sur ces cas-là. Parce que nous ne nous opposons pas à ce que l'on reçoive des gens qui ne sont pas dangereux. Mais nous pensons qu'il y a un déficit d'information par rapport à l'opinion sénégalaise sur cette question ».

Pour Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères sénégalais, avant d'accepter les sollicitations des Etats-Unis et des ex-détenus - puisqu'ils ont eux-mêmes demandé à venir au Sénégal - l'Etat s'est assuré que les deux hommes ne représentaient pas un danger : « Nous avons eu toutes les assurances, qui ont été vérifiées. Nous avons fait des visites de terrain, interrogé les intéressés, pour nous rendre compte que ces personnes n'ont fait l'objet d'aucune charge et que l'on pouvait parfaitement bien les recevoir dans notre pays, au Sénégal, à des fins purement humanitaires. Donc il s'agit d'un geste humanitaire ».

Les deux hommes sont libres au Sénégal et ne feront donc l'objet d'aucune surveillance, a également précisé le ministre. Ils ont le droit s'ils le souhaitent de rentrer dans leur pays d'origine la Libye.

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