Cameroun: un accord de conversion de la dette en bonne voie

Le président camerounais Paul Biya (dr.) s’entretient avec le ministre français des Finances, Michel Sapin, au palais présidentiel, à Yaoundé, le 9 avril 2016.
© REINNIER KAZE / AFP

A Yaoundé au Cameroun, la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de la zone franc s'est poursuivie ce samedi 9 avril. Michel sapin, le ministre français des Finances et des comptes publics y assistait également. Tous ces représentants ont planché sur l'avenir de la zone franc CFA, en proie aux risques sécuritaires et à la baisse des coûts des matières premières. En marge de ces travaux, les gouvernements français et camerounais ont annoncé la signature d'un troisième accord du contrat de désendettement et de développement (C2D) dont le montant est de 400 milliards de francs CFA.

Ce mémorandum d’entente conclu entre la France et le Cameroun est en réalité un mécanisme innovant d’annulation et de reconversion de la dette extérieure du Cameroun vis-à-vis de la France. Il est expérimenté par les deux pays depuis une dizaine d’années.

« Le ministre des Finances camerounais et moi-même, en présence du ministre de l’Economie, avons signé un mémorandum d’orientation pour un troisième programme de ce qu’on appelle le C2D qui est un problème de conversion de la dette en projet de développement. La France, au lieu de recevoir le remboursement d’une dette, convertit immédiatement et sur place en financements de projets de développement », a expliqué Michel Sapin.

L’accord signé à Yaoundé porte sur un montant record de 400 milliards de francs CFA, soit environ 609 millions d’euros.

« Ce sont 400 milliards de Francs CFA qui pourront être mobilisés dans les années qui viennent sur des projets qu’il reste encore à définir et à préciser avec les autorités camerounaises, mais qui seront tous tournés vers le développement rural ou vers le développement urbain, vers les infrastructures », a ajouté le ministre français des Finances, Michel Sapin.

Les deux ministres ont néanmoins précisé qu’il faudra encore attendre quelques semaines, probablement d’ici à juin 2016, pour conclure définitivement cet accord.
 

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