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Libye

Libye: le Parlement de Tobrouk va voter la confiance au gouvernement d’union

L'envoyé spécial de l'ONU en Libye Martin Kobler (G) et le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Salah (D), le 1er janvier 2015.
© REUTERS/Stringer FOR EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVE.

En Libye, après s'être farouchement opposé à l'idée d'un gouvernement d'union sous l'égide de l'ONU, le président du Parlement de Tobrouk Aguila Salah annonce que l'Assemblée va se réunir « dans les prochaines semaines » pour « apporter sa confiance » à ce gouvernement. Le vote de confiance est une étape prévue par les accords inter libyens parrainés par l'ONU, mais a toujours été repoussé faute d'un quorum.

Aguila Salah, qui dirige l'un des deux parlements rivaux en Libye, celui de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale était parmi les personnalités les plus engagées contre le gouvernement parrainé par l'ONU. Mais sa position a fini par devenir intenable avec l'accélération des évènements ces dernières semaines.

Il y a d'abord eu ce coup de force politique du gouvernement d’union, dirigé par Fayez el-Sarraj, qui est entré par la mer à Tripoli pour s'y installer le 30 mars dernier. Non sans avoir obtenu d'abord le soutien ou la neutralité des principales milices de la capitale. Ensuite, il y a eu le ralliement du gouverneur de la Banque centrale libyenne et du directeur de la Compagnie pétrolière publique au gouvernement d’union. Ce qui a définitivement isolé les opposants au dialogue parrainé par l'ONU.

Outre la précipitation des évènements, les menaces de sanctions portées par la communauté internationale contre ceux qui s'opposent à l'installation du gouvernement d'union semblent avoir fait effet. Aguila Salah est concerné par les sanctions européennes visant les avoirs à l'étranger et les autorisations de voyager. En changeant son fusil d'épaule, il espère échapper à ces sanctions.

Rendez-vous ce mardi à Tunis

Aguila Salah ouvre surtout la voie au vote de confiance par le Parlement de Tobrouk, seule instance habilitée à adouber les nouvelles institutions. Ce vote devrait avoir lieu dans les prochaines semaines à condition que suffisamment de députés puissent siéger.

Face à cette situation libyenne, ce mardi en Tunisie, pays voisin de la Libye, des responsables d'organisations internationales et régionales ainsi que des représentants de pays arabes et occidentaux se réunissent à Tunis. Quinze institutions comme la Banque mondiale, l'Union européenne et l'Union africaine seront là. Le but de cette réunion est de permettre au gouvernement d'union de définir ses objectifs dans les domaines économiques et financiers, mais aussi fournir un appui technique aux programmes gouvernementaux pour faire face à la crise économique en Libye.

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