Nigeria: une marche à Lagos, 2 ans après l’enlèvement des lycéennes de Chibok

Marche de soutien à Abuja à l'occasion des 500 jours de l'enlèvement des «lycéennes de Chibok»
© REUTERS/Akintunde Akinleye

C'était il y a tout juste deux ans, dans la nuit, plus de 250 lycéennes étaient enlevées à Chibok au Nigeria par Boko Haram. A Lagos, une marche a été organisée ce jeudi 14 avril pour sensibiliser les autorités au sort de ces lycéennes et des séances de prières se tiennent dans tout le pays.

Faible mobilisation pour la marche organisée à Lagos, la capitale économique du Nigeria, qui s’est terminée en fin de matinée, ce jeudi 14 avril, sur une déception pour les membres du collectif local de Bring Back our Girls. L’année dernière, le collectif avait été reçu par le gouverneur de la région qui venait d’être élu -des élections gouvernementales s'étaient tenues peu auparavant- mais cette année, le gouverneur n’était pas disponible pour les recevoir.

« Le gouverneur de Lagos avait dit qu'il serait là autour de 10h ce matin pour nous recevoir. C'est malheureux. Quand nous avons atteint son bureau, il n'y avait personne pour nous rencontrer. Si l'une de leurs filles avaient été kidnappée depuis plus de deux ans ou l'une de leurs petites-filles avait été enlevée, je suis sûre qu'ils auraient payé une rançon. C'est honteux ! » s'emporte une militante. Tous les membres du collectif Bring Back Our Girls, avec leurs tee-shirts rouge et noir sont repartis déçus.

Depuis l'enlèvement des lycéennes il y a deux ans, une cinquantaine ont réussi à s'échapper, mais l'on reste sans nouvelles de toutes les autres. Boko Haram a fait parvenir mercredi une preuve de vie, sous la forme d'une vidéo, à la chaîne américaine CNN. Des images sur lesquelles on voit une quinzaine de jeunes filles recouvertes d'un hijab noir.

Des rubans rouges ont été noués sur les arbres pour ne pas oublier les lycéennes de Chibok enlevées il y a deux ans, Abuja le 13 avril 2016.sp © REUTERS/Afolabi Sotunde

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