Tchad: libération des quatre opposants à la candidature de Déby

Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007).
© Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images

Ils avaient appelé à manifester contre la candidature du président Idriss Déby à la présidentielle du 10 avril prochain au Tchad, avant d’être arrêtés. Ces quatre leaders de la société civile ont finalement recouvré la liberté. Mais ils ont été jugés, jeudi 14 avril, et condamnés à quatre mois de prison avec sursis.

Le tribunal a fait très vite, jeudi à Ndjamena. Dès 8 h du matin, le dossier des quatre leaders de la société civile a été vidé, prenant de court les jeunes qui faisaient le siège du palais de justice à chaque audience. Les quatre leaders sont finalement condamnés à quatre mois de prison avec sursis, et interdiction de mener des activités subversives. Dès jeudi après-midi, ils ont pu rentrer chez eux.

Pour autant, le verdict ne satisfait pas leur avocate, Me Delphine Djiraïbé. « Vous savez que ce sont des responsables d’associations, vous savez à quoi ils sont engagés. Et on leur interdit d’ouvrir la bouche, de parler, tout simplement. Et cela est encore une limitation des libertés que nous dénonçons », explique-t-elle.

La défense indique avoir fait appel de cette décision. Et pour le président de l’Union des syndicats du Tchad, Barka Michel, la grève sèche et générale déclenchée suite à ces arrestations est maintenue : « La grève va se poursuivre jusqu’à la libération du camarade Albissaty Saleh Allazam », prévient-t-il.

Le procès du docteur Albissaty Saleh Allazam, cinquième leader de la société civile arrêté dans le même cadre, aura lieu lundi prochain. « Il est là-bas, justement, parce qu’il a suppléé à ceux qui étaient arrêtés dans un premier temps. Et toutes nos actions vont continuer jusqu’à ce que notre camarade soit libéré », assure Barka Michel.

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