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Gambie

Gambie: mort d’un opposant en prison, un autre arrêté

L'opposant gambien Ousseynou Darboe en 2011.
© AFP PHOTO / SEYLLOU

En Gambie, Ousseynou Darboe, le chef de l'UDP, le Parti démocratique uni, a été arrêté et emmené par la police avec trois autres responsables de sa formation. Ce parti d'opposition organisait une marche de protestation suite à l'arrestation de plusieurs militants jeudi. A travers cette marche, Darboe et ses partisans réclamaient par ailleurs le certificat de décès de Solo Sandeng, le responsable national à l'organisation du parti, mort en détention à Mile 2. Amnesty International dénonce un climat de violence et d'impunité dans le pays.

Ce samedi a été un jour noir pour l'opposition gambienne et sans doute l'amorce de tensions dans ce pays tenu d'une main de fer depuis plus de vingt ans par Yahya Jammeh.

La journée avait commencé avec l'annonce du décès en détention de Solo Sandeng, haut responsable du Parti démocratique uni (UDP), le principal parti d'opposition du pays. Le militant avait été arrêté jeudi par la police anti-émeute pour avoir pris la tête d'une manifestation contre le président Jammeh.

Les membres de l'UDP ont immédiatement réagi en organisant une nouvelle manifestation. Quelque 150 d'entre eux se sont rassemblés en périphérie de la capitale Banjul devant le domicile d'Ousseynou Darboe, le chef de l'UDP. Selon plusieurs témoins joints par l'AFP, les forces de l'ordre seraient alors intervenues, aspergeant les manifestants de gaz lacrymogène, avant d'interpeller M. Darboe et trois autres responsables du mouvement.

Au micro de RFI, Alioune Tine, le responsable régional d'Amnesty International confirme également le décès de Solo Sandeng : « Il est mort en détention et là l’information a été confirmée. » L'organisation de défense des droits de l'homme se dit également préoccupée par le sort de l'un des leaders arrêtés, Fatouma Jawara, qui serait bléssé. « Il faut absolument que toutes les personnes détenues dans le cadre vraiment de l’exercice de droit fondamental qui est quand même le droit de se réunir, le droit de manifester pacifiquement, que toutes ces personnes soient libérées », demande Alioune Tine.

(Avec AFP)

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