Niger: deux jours de grève à l’université de Niamey

Vue aérienne de Niamey
© Wikimedia Commons/Jean Rebiffé

Les étudiants de l’université de Niamey étaient en grève ces lundi et mardi. Deux jours de mobilisation pour attirer l’attention du nouveau gouvernement sur leurs revendications qui concernent la régularité dans le paiement des bourses, mais aussi la construction d’infrastructures suffisantes pour accueillir les étudiants. Ils dénoncent aussi le fait que leurs enseignants sont plus intéressés par des nominations politiques que par l’enseignement.

Pendant la grève au campus c’est la nonchalance, on se promène d’un bâtiment à l’autre en petits groupes, ou on se retrouve autour d’une tasse de thé. Mais il y en a aussi des plus studieux : « Je suis venu ici pour apprendre mes leçons, comme on a des grèves, j’[en] ai profité pour réviser », explique un étudiant. A ses côtés, même préoccupation : « On en profite pour réviser parce que bientôt c’est les examens, c’est tout ce qu’on fait. »

Abdou et ses camarades se retrouvent eux en débat autour de la question des bourses, leur rehaussement, leur paiement régulier : « Nous, ce que nous déplorons surtout, c’est les retards. Les retards que l’Agence nigérienne des allocations et de la bourse est en train d’entretenir. »

Au siège du syndicat estudiantin, le secrétaire général de l’Union des étudiants nigériens à l’université de Niamey, Salaou Chaïbou, insiste surtout sur le problème de la disponibilité des enseignants. « Aujourd’hui, les enseignants-chercheurs à l’université de Niamey, au lieu de se consacrer aux travaux de recherches scientifiques, sont plus occupés par les questions politiques, à la recherche d’une nomination, aussi minime soit-elle. »

Cette grève intervient quelques jours à peine après la formation du nouveau gouvernement mis en place après l’investiture de Mahamadou Issoufou pour un second mandat à la tête du pays.

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