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Mali

Mali: libération des 3 membres du CICR enlevés dans le Nord

Gao (nord du Mali). Une famille de déplacés reçoit de la nourriture du CICR et de la Croix-Rouge malienne.
© © CICR / D. Mahamadou

Bonne nouvelle pour le Comité international de la Croix-Rouge qui annonce la libération de trois de ses employés dans le nord du Mali. Ces collaborateurs avaient été enlevés samedi dernier près d'Abeïbara. Ils étaient retenus par le groupe islamiste Ansar Dine et ont été libérés ce vendredi 22 avril au matin. Ils se trouvent actuellement dans les locaux du CICR à Kidal, où ils sont basés d'ordinaire. La Croix-Rouge assure que cette libération s'est faite sans condition.

Ils vont bien, ils sont sains et saufs et je ne résiste pas à vous dire combien nous sommes très heureux et très contents de savoir que nos collègues sont libres.

Valéry Mbaoh Nana
22-04-2016 - Par Marie-Pierre Olphand

Le CICR indique ne pas avoir eu de contact direct avec les ravisseurs d'Ansar Dine. Des discussions ont cependant bien eu lieu, par l'intermédiaire de contacts locaux.

« C’était des autorités à Kidal et dans la zone avec qui nous avons toujours des contacts pour nos opérations, de manière générale, assure Christophe Ludi, le chef du CICR au Mali. Mais nous avons aussi parlé avec les autorités maliennes et les forces internationales, mais principalement avec les autorités sur place : les chefs communautaires et les chefs religieux que nous connaissons. »

A la question de savoir s’il y a eu une contrepartie, Christophe Ludi assure que, de son côté, le CICR n’a reçu aucune revendication. « Nous avons obtenu cette libération sans condition, soutient-il, avant de tempérer : Nous ne savons pas si cette personne [dont les ravisseurs demandaient la libération, ndlr] est toujours en détention avec Barkhane ou pas. »

La force Barkhane refuse toujours de commenter une affaire jugée « sensible. » Selon plusieurs sources du HCUA, groupe armé signataire de l’accord de paix au sein de la CMA, la force Barkhane aurait relâché quatre prisonniers membres du HCUA. Une procédure fréquente lorsque les doutes qui pesaient sur eux sont levés. Selon les mêmes sources, l’homme dont les ravisseurs de l’équipe du CICR exigeaient la libération n’aurait, quant à lui, pas été relâché.

Nos équipes sont à Kidal et elles devront rester à Kidal. Nous n'allons pas fondamentalement changer notre méthode ou notre mode opérationnel dans cette région...

Valéry Mbaoh Nana
23-04-2016 - Par Marie-Pierre Olphand

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