Riek Machar interdit de retour à Juba: Washington s'impatiente

Le leader de l'opposition et nouveau vice-président sud-soudanais Riek Machar, le 8 julliet 2015.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Il devait atterrir à Juba, la capitale du Soudan du Sud, le 18 avril dernier, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar n’est toujours pas arrivé à destination aujourd’hui. Une situation qui agace la communauté internationale, car sa présence à Juba est indispensable pour former un gouvernement de transition. Mais chaque jour son arrivée dans le pays est repoussée.

Une arrivée encore annulée lundi 25 avril. Selon les rebelles sud-soudanais, les partenaires internationaux auraient annulé le vol réservé au futur vice-président. Une partie de sa garde rapprochée, elle, est bien arrivée lundi après-midi : une centaine de soldats, accompagnée du chef d’état-major de la rébellion.

Riek Machar était déjà attendu samedi à l’aéroport de la capitale mais là c'est le gouvernement sud-soudanais qui est responsable selon Washington, en refusant de donner à l'avion transportant le chef des rebelles l’autorisation d’atterrir.

Des rebondissements qui agacent la communauté internationale et particulièrement les Etats-Unis. Donald Booth, l’envoyé spécial américain dans le pays a prévenu : le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce mardi 26 avril pour discuter de cette crise et les deux parties, gouvernement et rebelles, pourraient être visés par de nouvelles sanctions.

Riek Machar est attendu depuis le 18 avril à Juba où il doit rencontrer Salva Kiir pour former un gouvernement de transition d'après l'accord de paix signé en août 2015.