Police de l’ONU au Burundi: face aux divergences, le statu quo prévaut

Une réunion du Conseil de sécurité s'est tenue au siège de l'ONU, à New York, le 27 avril 2016, pour évoquer la question sensible du déploiement d'une force de police au Burundi.
© Chip East/Reuters

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à l'initiative de la France, ce mercredi 27 avril, pour discuter des recommandations du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour le déploiement d'une force de police au Burundi. Mais les divergences sont encore trop profondes entre les cinq membres permanents et c'est le statu quo qui prévaut.

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Il n'y a plus de temps a perdre. C'est en substance le message de l'envoyé spécial des Nations unies au Burundi Jamel Benomar aux 15 membres du Conseil de sécurité, incapables pour l'instant de s'entendre sur l'envoi d'une force de police. « La crise pourrait être à un tournant », a-t-il alerté. Les assassinats ciblés de cette semaine lui font craindre une intensification du conflit. Et les atermoiements du Conseil de sécurité sur l'envoi de policiers ne risquent donc pas d'envoyer un message de sérieux aux autorités de Bujumbura.

Les Américains restent convaincus qu'il faut envoyer au moins 3 000 policiers, l'option la plus haute recommandée par le secrétaire Ban Ki-moon. Mais cette option est dans les faits totalement irréaliste, du fait de la réticence du gouvernement de Pierre Nkurunziza qui a répété plusieurs fois qu'il tolérerait au maximum quelques dizaines d'observateurs, une solution que soutiennent la Russie et la Chine.

Les Français et les Néo-zélandais se sont pour leur part officiellement prononcés pour l'option moyenne de 228 policiers qui travailleraient de concert avec les responsables des droits de l'homme et les observateurs de l'Union africaine. Il faut, d'après eux, constituer une masse critique de personnels onusiens dans le pays pour ensuite capitaliser dessus et tenter de ramener le calme, plus d'un an après le début de la crise politique. Mais face aux divergences, c'est le statu quo qui a le plus de chance de l'emporter.

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