Sénégal: le chantier de l’aéroport Blaise-Diagne relancé grâce à un partenariat

Pour désengorger l'aéroport international Léopold-Sédar-Senghor de Dakar (photo), un nouvel aéroport devait être livré en 2010. Mais il y a eu beaucoup de retard.
© Wikipédia

Au Sénégal, le chantier de l’aéroport international Blaise-Diagne est relancé. La livraison était prévue en 2010 mais des retards dans les travaux et des coûts revus à la hausse avaient mis un coup d’arrêt à ce projet essentiel pour le développement du pays. Or les autorités ont signé, mercredi 27 avril, un nouveau partenariat avec des entreprises turques et l’aéroport pourrait être fonctionnel dans une année. 

Exit le Saudi Binladin Group (SBG), place aux géants turcs Summa et Limak. Avec la signature de l’avenant numéro 6, l’entreprise saoudienne accepte en effet de sous-traiter la fin du chantier, sans demander aucune contrepartie.

« C’est assurément une réelle satisfaction qui m’anime en ce moment solennel, la proposition est de finir les travaux dans un délai de huit mois avec le budget restant », commente Abdoulaye Mbodji, directeur général de l’aéroport.

Huit mois pour finir les travaux, entre quatre et six de plus pour obtenir toutes les autorisations. « Le délai de huit mois est déjà commencé. Ça veut dire qu'il faut maintenant travailler fort », explique Selim Bura, président de Summa, entreprise qui a construit le Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio.

 → A (RE)LIRE : Sénégal: le futur aéroport international Blaise Diagne sort progressivement de terre

Lors des négociations, le groupement Summa et Limak a également obtenu le contrat d’exploitation de l’aéroport pour une durée de 25 ans. L’Etat sénégalais devient actionnaire à hauteur de 34 % et touchera une redevance de 20 % des revenus bruts.

« Il me plaît de souligner la qualité de l’accord obtenu, accord qui préserve à tous les niveaux les intérêts du Sénégal », déclare Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.

Le chantier de l’aéroport international Blaise-Diagne doit reprendre dès la semaine prochaine. Les entreprises turques n’ont qu’une exigence : être payées en temps et en heure.
 

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