Guinée: le Premier ministre Mamady Youla veut restaurer l'Etat de droit

Le Premier ministre guinéen Mamady Youla a présenté mercredi 4 mai un programme axé «sur la bonne gouvernance».
© AFP PHOTO / CELLOU BINANI

Le Premier ministre guinéen, Mamady Youla, est passé mercredi 4 mai devant les députés à l'Assemblée nationale pour présenter son discours d'orientation politique. Parmi les priorités, restaurer l'Etat de droit mis à mal par une gouvernance approximative ces dernières années, rassurer les investisseurs pour relancer l'économie nationale et lutter contre la corruption.

En déclinant, devant la représentation nationale, la politique de son gouvernement axée sur la bonne gouvernance, Mamady Youla a mis tous les députés d’accord.
Son discours était élégant et plein de promesses. Liberté, Etat de droit, démocratie, tout y était.

« Rien de grand et de vraiment pérenne ne peut se construire sans la démocratie. Elle est garante de la sécurité, de la paix et du développement. Elle assure le respect des droits et des libertés de tous. Et avec elle, tous les progrès sont possibles. La gouvernance constitue le premier pilier de notre développement. Il détermine notre aptitude à inscrire notre action dans la durabilité et l’irréversibilité. C’est pour cette raison que l’amélioration de la gouvernance et les réformes institutionnelles sont au cœur de la vision du chef de l’Etat et de la politique du gouvernement. Nous sommes plus que jamais convaincus que sans une justice indépendante, équitable et professionnelle, nous ne pourrons pas lutter efficacement contre la corruption », a déclaré le Premier ministre Mamady Youla.

Si l’opposition est convaincue que le Premier ministre a tiré son épingle du jeu, elle craint néanmoins que ce beau discours ne disparaisse dans les tiroirs. Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire des Libéraux démocrates : « Non, ce discours n’a rien à voir avec la réalité. Attendez, le Premier ministre lui-même, il le sait. Il n’a aucun moyen de mettre en application cette politique parce que si on parvient à mettre en application cette politique, la Guinée est sortie de la misère et de la précarité. Mais le Premier ministre n’a pas le pouvoir. Ce n’est pas lui qui décide. La seule personne qui décide ici, c’est Alpha Condé ».

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