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RDC: Moïse Katumbi se dit victime d'intimidations policières, le pouvoir dément

Moïse Katumbi, ici en novembre 2011 à Lubumbashi lors d'une rencontre avec des représentants de la Monusco.
© AFP / PHIL MOORE

En RDC, Moïse Katumbi se dit victime d'intimidation du pouvoir, qui aurait envoyé des forces de sécurité jeudi à son domicile, au lendemain de l'annonce de la candidature de l'ex-gouverneur du Katanga à la présidentielle. Le gouvernement dément formellement ces allégations. 

L'ancien gouverneur du Katanga se dit victime d'intimidations de la part du pouvoir. Il affirme que des membres de l'ANR, l'Agence nationale des renseignements, et de la police, ont entouré ce jeudi à plusieurs reprises sa propriété. Moïse Katumbi affirme que ces éléments se seraient repliés par deux fois, à l'arrivée de la Monusco, dont il a sollicité la protection.

« Le matin d'abord il y a eu des agents de l'ANR qui sont arrivés, avec des Jeeps, avec le directeur de l'ANR-ville, ''Monsieur Eric''. Après, j'avais appelé la Monusco, la Monusco est venue, ils ont trouvé les deux Jeeps de l'ANR qui étaient là, et après, ces deux Jeeps, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ils étaient partis. La Monsuco est restée je crois jusque vers 11h30 ou midi. Quand la Monusco était partie, on a vu des Jeeps de la police qui sont venues, donc quatre Jeeps, deux qui étaient derrière ma maison, et deux autres devant la maison. Et j'ai rappelé la Monusco pour leur dire : écoutez il y a maintenant quatre Jeeps de policiers, et la Monusco est revenue. Quand la Monusco était en train d'entrer sur mon avenue, les Jeeps sont reparties. Et jusque-là, la Monusco est encore sur mon avenue ».

Moïse Katumbi se dit déterminé à maintenir sa candidature à la présidentielle, malgré ce qu'il qualifie de tentative d'intimidation. Il demande également une enquête internationale pour faire la lumière sur les accusations portées contre lui mercredi par le ministre de la Justice. Ce dernier a annoncé l'ouverture d'une enquête concernant l'ex-gouverneur, accusé d'avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment Américains.

« Information complètement infondée »

Faux, rétorque de son côté le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, qui précise que si Moïse Katumbi fait bien l'objet d'une enquête, celle-ci n'en est qu'à ses débuts : « Je m'étonne parce que nous avons vérifié cette information, elle s'avère complètement infondée, il n'y a aucune raison pour que des gens de l'ANR ou de la police aillent rôder autour de la maison de Monsieur Katumbi. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a demandé au parquet d'entendre une série de personnalités qui ont été citées dans l'affaire d'anciens militaires qui se sont retrouvés au Congo en violation de la législation sur le séjour. Monsieur Katumbi est parmi ces personnes, il y a des pasteurs, il y a des diplomates, il y a des commerçants, beaucoup de gens, mais à ma connaissance il n'y a même pas encore une invitation à Monsieur Katumbi par le parquet. Donc je ne vois pas pourquoi des agents des services de sécurité iraient rôder, c'est assez étonnant ».

De son côté, l'ambassade américaine à Kinshasa s'est dite « profondément préoccupée » par les accusations du ministre de la justice. « Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d'un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité. il n'était pas armé et les allégations selon lesquelles il est impliqué dans des activités mercenaires sont fausses », écrit l'ambassade sur twitter.

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