Afrique du Sud: des bons résultats dans lutte contre le braconnage de rhinocéros

Un rhinocéros dans le Pilanesberg National Park en Afrique du Sud.
© REUTERS/Mike Hutchings

Actuellement, près de 80% des rhinocéros sur la planète vivent en Afrique du Sud. Le pays joue donc un rôle crucial pour préserver cette espèce menacée très recherchée par les braconniers pour ses cornes. Le ministère sud-africain de l'Environnement a fait ce 8 mai un point sur les mesures de lutte contre le braconnage. Le bilan est plutôt encourageant : depuis le début de l'année 2016, 363 rhinocéros ont été tués par les braconniers, soit une quarantaine de moins que pendant la même période en 2015.

Cette année, l'Afrique du Sud va accueillir la réunion internationale de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites) en septembre à Johannesburg. A cette occasion, le gouvernement réfléchit à demander l'autorisation du commerce des cornes de rhinocéros, aujourd'hui interdit.

Un sujet sensible pour Juan Carlos Vasquez, membre du secrétariat de la Cites qui fera donc forcément l’objet de vifs débats lors de la prochaine réunion : « Je dis que le commerce n’est pas ni mauvais, ni bon. Le commerce, c’est un couteau à double tranchant. Ça dépendant comment le pays manie cet instrument. Il ne faudrait pas se borner, être pour ou contre, il faut écouter les scientifiques, il faut écouter les gestionnaires, il faut écouter l’opinion publique aussi et puis, adopter le meilleur. Mais on n’est pas encore à ce point-là dans la gestion des cornes des rhinocéros parce que c’est la première fois qu’un pays va mettre cela sur la table des négociations. On va écouter ces arguments et puis les arguments contre. Ce qui est certain à la Cites, c’est que les pays décident toujours à la fin. S’ils ne sont pas d’accord, ils votent. Si c’est deux tiers qui vont décider, est-ce qu’on va faire avec cette proposition-là la conférence de Johannesburg ».

En Afrique du Sud, depuis le début de l'année, 363 rhinocéros ont été tués par les braconniers. C’est une quarantaine de moins que pendant la même période en 2015. Des résultats encourageants, confirme aussi Juan Carlos Vasquez, qui appelle le gouvernement sud-africain à renforcer sa coopération avec les pays qui achètent la corne de rhinocéros, comme le Vietnam : « Alors il faut faire plus de contrôles de ces voyages. Il faut savoir que l’Afrique du Sud autorise le trophée de chasse comme une stratégie de conservation de l’espèce. Il y a beaucoup de Vietnamiens qui s’inscrivaient dans cette dynamique. Donc il faut contrôler plus les visas, les mouvements. Il faut vérifier effectivement que ce sont des trophées de chasse et pas des trafiquants déguisés qui ont, après, découpé la corne en petits morceaux pour la vendre dans le marché noir des métiers traditionnels où les cornes s’utilisent pour faire des cadeaux à des gens importants dans ce pays ».

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