Touadéra à Ndjamena pour réchauffer les relations entre les deux pays

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra (g) et le président tchadien Idriss Déby Itno, à Ndjamena, le 24 février 2016.
© BRAHIM ADJI / AFP

Faustin-Archange Touadéra s'est rendu à Ndjamena mardi 10 mai pour une visite de travail. Il s'est entretenu avec le président tchadien Idriss Déby Itno. Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés fin février, peu après l'élection du président centrafricain. Les deux pays tiennent à réchauffer leurs relations après un rafraîchissement sous la transition.

Entre Bangui et Ndjamena, les relations étaient notoirement difficiles du temps de la transition de Catherine Samba-Panza. « Mieux vaut une mauvaise élection qu'une transition chancelante », avait préconisé Idriss Déby Itno il y a un peu plus de six mois.

Pour le président Touadéra, le voisin tchadien est donc un partenaire à choyer et à de nombreux titres. Près de 100 000 réfugiés centrafricains vivent toujours au Tchad et nombreux sont ceux qui attendent de pouvoir rentrer.

Autre motif : les cheptels bovins en provenance du Tchad viennent chaque année paître sur les terres centrafricaines, provoquant régulièrement des incidents avec les populations locales.

Surtout, nombre de combattants des groupes armés issus de l'ex-Seleka sont Tchadiens. « On oublie souvent le 2e "R" du processus DDRR. Le R de rapatriement », commente un ministre centrafricain. « Les combattants non centrafricains devront regagner leur pays. On n'a donc pas le choix. Il faut discuter avec ce pays », explique-t-il.

Dernière raison de choyer le Tchad : Idriss Déby est le président en exercice de l'Union africaine et pour le financement de son programme de désarmement, comme pour le reste, Bangui a besoin de voix qui portent sur la scène internationale pour plaider sa cause.
 

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