Congo-Brazzaville: les autorités répondent à la lettre d’Alain Mabanckou

alain mabanckou, au Collège de France, à l'occasion de sa leçon inaugurale, le 17 mars 2016
© Patrick Imbert/Collège de France

Au Congo-Brazzaville, les autorités parlent de propos vulgaires et irresponsables, après la lettre ouverte publiée par l'écrivain Alain Mabanckou. Dans cette lettre et lors d’une interview diffusée sur RFI, il appelait le président français à dénoncer la dernière élection de Denis Sassou-Nguesso.

Dans sa lettre, le romancier franco-congolais évoquait la présidentielle de mars dernier au Congo-Brazzaville. Un scrutin remporté dès le premier tour par le président Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir. Alain Mabanckou écrit que cette élection est « frappée de la petite vérole ».

Des propos qui ne plaisent pas du tout aux autorités congolaises comme le fait savoir le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla : « Monsieur Mabanckou, qui est probablement un grand écrivain par ailleurs, entre de manière un peu petite et lamentable dans le débat politique congolais qui a priori ne le regarde pas. Il n’est pas électeur au Congo, il ne paie pas d’impôts au Congo, il partage sa vie entre les Etats-Unis et le Collège de France à Paris… Donc je ne vois pas déjà, à quel titre, lui qui n’a participé à rien dans ce cycle électoral, il peut porter des jugements de valeur pleins de vulgarité en employant des termes comme la 'petite vérole'. Je lui laisse ce type d’injures : je dis simplement qu’il a décidé d’interpeler le président Hollande en lui demandant de ne pas valider les élections au Congo. Je crois qu’il s’agit d’une énormité sur le plan diplomatique ».

Et Thierry Moungalla souhaite rappeler à l’écrivain que cette affaire est une affaire strictement congolaise : « Monsieur Mabanckou n’ignore pas que c’est le peuple congolais qui a exprimé sa souveraineté, c’est la Cour constitutionnelle du Congo qui a validé les élections, il n’y a pas de super électeur ou de super Cour constitutionnelle qui serait constituée de chefs d’Etat étrangers. Nous ne sommes plus à l’époque de Tintin au Congo où les choses se décidaient plutôt au bord de la Seine qu’au bord du fleuve Congo ».

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