Face à la menace terroriste, le Burkina veut rappeler ses soldats du Darfour

Le chef d'état-major de l'armée burkinabè, le général Pingrenoma Zagré, le 23 septembre à Ouagadougou.
© AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Le Burkina Faso envisage de retirer son contingent de 850 hommes au sein des casques bleus au Darfour pour faire face à la menace terroriste sur son propre sol, a annoncé, jeudi 12 mai à Ouagadougou, le chef d'état-major général des armées, le général Pingrenoma Zagré. Une idée accueillie favorablement sur place par des partis politiques qui confirment le climat d'insécurité qui prévaut dans le pays. Toutefois, ils estiment que cette décision ne doit pas remettre en cause les engagements du pays vis-à-vis des Nations unies.

L'annonce du chef d'état-major général des armées sur une possibilité de retrait du contingent de casques bleus burkinabè du Darfour est accueillie avec satisfaction par le parti au pouvoir. « Nous soutenons toutes les actions des autorités publiques allant dans le sens de la sécurisation du pays », a déclaré Souleymane Sawadogo, le responsable à la communication du Mouvement du peuple pour le progrès. Le parti ne voit aucun mal à ce que le président Kaboré rappelle les soldats burkinabè du Darfour en cas de menace sur le Burkina Faso.

Pointant du doigt les milices d'auto-défense qui imposent leur loi dans certaines régions du pays en évoquant l'absence des forces de sécurité régulières, Adama Sosso, secrétaire général national de l'Union pour le progrès et le changement, est favorable à un rappel des soldats burkinabè qui sont hors du pays. Il reste néanmoins prudent sur le diagnostic fait par les autorités militaires. « Il ne sert à rien de les rappeler et mettre d'autres pays amis en danger si leur nombre ne peut pas permettre d'endiguer les menaces qui pèsent sur le Burkina », précise-t-il.

Cette idée de retrait du contingent burkinabè du Darfour ne doit remettre en cause les engagements du pays envers les Nations unies, estime de son côté maitre Benewendé Stanislas, le président de l'Union pour la renaissance, parti sankariste, par ailleurs premier vice-président de l'Assemblée nationale. « C'est une nécessité du moment car nous faisons face à problèmes sécuritaires », souligne-t-il.

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