Togo: une charte africaine sur la sécurité maritime en préparation

Dans le golfe de Guinée, les actes de brigandage en haute mer prennent de l’ampleur.
© Photo: ONU

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a rencontré vendredi 13 mai, à Paris, son homologue français Jean-Marc Ayrault, pour évoquer notamment avec lui le sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement prévu, en octobre prochain, à Lomé. Au programme de ce sommet figure la signature d'une charte sur la sécurité maritime, une première dans l'histoire africaine. Pour le ministre togolais Robert Dussey, il s'agit d'un enjeu majeur pour la sécurité du continent.

La préparation d'une charte africaine pour la sûreté et la sécurité maritime pour prévenir piratage, pillage et contrebande est une première pour le continent. Son adoption, sera l’enjeu principal du sommet de Lomé, comme l’a expliqué, à RFI, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères : « L’enjeu principal du sommet de Lomé, c’est l’adoption d’une charte qui sera la charte africaine pour la sécurité et la sûreté maritime. Evidemment cette charte contient des points essentiels que sont la piraterie maritime, notamment dans le golfe de Guinée mais nous discuterons aussi de la pêche illégale, de la pollution marine et ainsi de toutes les questions liées à l’environnement marin », a précisé Robert Dussey.

L'insécurité, un sujet-clef

L’insécurité, sous plusieurs formes, sera un sujet-clef avec notamment le déplacement des pirates qui, ayant fui le golfe d’Aden, opèrent désormais dans le golfe de Guinée.

« Nous discuterons des trafics de tout genre. Nous nous sommes rendus compte que, non seulement il y a une insécurité sur le continent africain avec la question du terrorisme que nous connaissons mais il y a également une insécurité sur nos côtes. Nous avons, dans le golfe de Guinée, depuis 2005, enregistré 205 attaques. Le Togo, à lui seul, a été attaqué dix fois. Le golfe de Guinée est devenu un enjeu principal pour les pirates parce que les pirates ont fui le golfe d’Aden et c’est désormais dans le golfe de Guinée que les pirates sont en train d’opérer, d’où l’idée de présenter ce sujet. Il a été accepté par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine », a déclaré le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

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