Un commissariat attaqué à l'arme de guerre dans le nord du Burkina Faso

(Photo d'archive) L'actuel ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré, ici en 2014.
© AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Au Burkina Faso, des individus non encore identifiés ont attaqué un commissariat de police dans l'extrême nord du pays, à Koutoukou, localité située à 40 kilomètres de la frontière du Mali. Le bilan fait état de deux policiers blessés, dont l'un grièvement, dans des tirs à l'arme de guerre. Les autorités pensent à une attaque terroriste au vu des douilles laissées sur place par les assaillants. C'est la deuxième attaque de ce type en l'espace d'une semaine au Burkina Faso.

Les assaillants étaient au nombre de trois et habillés en tenue civile. Ils ont ouvert le feu sur les deux agents de police présents sur place et ont ensuite saccagé leur matériel, avant de mettre le feu aux motos du personnel. L'un des policiers grièvement blessés a été héliporté à Ouagadougou pour des soins appropriés, selon le ministère de la Sécurité.

« Les armes utilisées et le mode opératoire laissent fortement présager qu'il s'agit d'une attaque terroriste », a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure. Simon Compaoré a précisé que les douilles ramassées sur les lieux provenaient d'armes de guerre, « c'est-à-dire de kalachnikov, de fusil mitrailleur et de pistolet automatique 9 mm ».

Vêtus de noir et enturbannés

Selon des témoins à Koutoukou, les assaillants étaient vêtus de noir et enturbannés. Ces témoins affirment avoir dénombré une dizaine d'assaillants qui se sont dirigés vers la frontière malienne, située à 40 kilomètres à peine de Koutoukou.

Avant Koutoukou, c'est le commissariat de police de Loropéni, dans le sud-ouest du Burkina à la frontière avec la Côte d'Ivoire qui avait fait l'objet d'attaque par quatre individus non identifiés le 10 mai dernier. Ils avaient là aussi utilisé des armes de guerre selon les autorités.

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