Burundi: peu d'attente autour de la reprise du dialogue à Arusha

Arusha est un lieu symbolique puisque c'est dans cette ville de Tanzanie qu'a été signé l'accord de paix mettant fin à dix ans de guerre civile.
© Wikimedia/Phase9

Les discussions sur l'avenir du Burundi doivent reprendre samedi 21 mai à Arusha. Depuis un peu plus de deux mois, la médiation est menée par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa mais pour l'instant il n'a pas obtenu beaucoup de résultats.

Ces discussions auraient dû commencer il y a déjà trois semaines. Au dernier moment, la médiation avait reporté l'événement, le temps de mener des consultations avec les différents camps politiques. Mais aujourd'hui, les points de blocage sont toujours les mêmes : le gouvernement refuse de dialoguer avec les opposants du Cnared (Conseil national pour le respect de l'accord d'Arusha et de l'Etat de droit au Burundi), qu'il considère comme des terroristes.

D'ailleurs, la coalition Cnared n'est pas invitée en tant que telle. Les médiateurs ont proposé à certains partis qui la composent de prendre part aux discussions, mais sans nommer explicitement le mouvement. Conséquence : les opposants refusent catégoriquement de participer sous une autre étiquette que celle du Cnared. Et sans eux, on voit mal ce qui pourrait être négocié à Arusha puisqu'ils représentent la quasi-totalité de l'opposition.

→ A (RE)LIRE : Burundi: report du dialogue entre le gouvernement et l’opposition à Arusha

Malgré leur absence, l'ancien président tanzanien Mkapa semble déterminé à poursuivre son travail de médiation. Le dernier communiqué de la communauté d'Afrique de l'Est ne mentionne pas la coalition, mais se contente de souligner le nombre de personnalités ou mouvements ayant répondu à l'invitation. Un panel manifestement suffisant aux yeux des médiateurs pour débattre de l'avenir du pays.

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